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Divers

Une enfant handicapée de deux ans exclue d’une crèche

Une enfant handicapée de deux ans exclue d’une crèche

 

Après trois semaines de séjour en crèche, Loujaine, qui souffre d’un grain de beauté qui couvre une partie de son corps, a été exclue. Ses parents ont porté plainte contre X pour discrimination.

 

Jean-Marc Ducos | Publié le 25.12.2011, 07h10

Montrouge (Hauts-de-Seine), le 24 décembre. Les parents de Loujaine (au centre) ont porté plainte contre X pour discrimination.

Montrouge (Hauts-de-Seine), le 24 décembre. Les parents de Loujaine (au centre) ont porté plainte contre X pour discrimination. | (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET.)

 

Loujaine, 2 ans et demi, devrait être, comme les enfants de son âge, accueillie dans une crèche en attendant d’entrer à la maternelle. Mais cette petite fille a été exclue de la crèche municipale Convention à (XVe) en novembre 2010, comme l’explique sa mère, Hanane Douibi. La petite Loujaine souffre d’un handicap, une anomalie dermatologique, un grain de beauté géant qui recouvre la majeure partie de son corps.

SUR LE MÊME SUJET

« Une maladie congénitale non contagieuse », dit sa mère qui a déposé plainte le 23 décembre contre X pour discrimination auprès du procureur de .

« Après trois semaines de séjour dans la crèche, on m’a fait comprendre que ma fille n’était pas la bienvenue au sein de l’établissement au prétexte que Loujaine me réclamait sans cesse », déclare la mère. « La décision d’exclusion n’est pas fondée sur un refus explicite mais plutôt sur les conseils appuyés de la direction et des médecins en charge de la petite enfance. On a essayé de me culpabiliser », raconte Hanane, qui a dû mettre entre parenthèses son activité professionnelle pour se consacrer à la garde de Loujaine. « C’est vrai que le regard des autres sur Loujaine est difficile. Mais cette maladie ne se transmet pas. C’est une enfant comme les autres. Cette attitude est discriminatoire », insiste la maman qui met en avant, documents en main, les avis des médecins traitant sa fille qui souhaitent « privilégier une intégration au milieu d’autres enfants pour favoriser son insertion ». Mais la crèche Convention est restée sourde à cette demande.

«Ma fille, comme tant d’autres enfants handicapés, ne mérite pas cette exclusion»

« Un combat difficile et douloureux pour cette mère qui demande l’intégration d’une enfant handicapée », décrypte Me Gilles-Jean Portejoie, l’avocat de la mère, « outré par l’attitude de la crèche qui remplit une mission de service public » et qui n’a « fourni aucune explication crédible à ce refus ». « Il n’est pas question d’accepter ce comportement discriminatoire comme une fatalité », poursuit l’avocat.

« Moralement c’est difficile à vivre, mais ma fille, comme tant d’autres enfants handicapés, ne mérite pas cette exclusion », lance la maman, qui veut obtenir réparation. Contactée, la mairie du XVe arrondissement de assure ne pas être concernée et renvoie la responsabilité aux médecins de la protection maternelle qui, sollicités, n’ont pas répondu à nos appels.

Audio. Les parents portent plainte

 

Le Parisien

Prise en charge de la douleur

Martin Winckler : « Depuis Montréal, la France a 40 ans de retard »

16-12-2011
Martin WincklerMartin Winckler est médecin, écrivain (il est l’auteur de La maladie de Sachs), et vit à Montréal. À travers ses livres, son blog et ses recherches, il distribue les coups de griffes à ses chers confrères trop arrogants et dispense sa chaleureuse affection aux autres. Nous l’avons rencontré. Extraits.

« Depuis Montréal, j’ai pu constater que la France a quarante ans de retard sur l’accompagnement de la souffrance. Ce n’est pas la première fois. On a mis des dizaines d’années, dans les hôpitaux français, à accepter d’administrer de la morphine pour soigner la douleur, y compris aux cancéreux, alors que toutes les études montraient que c’était sans risque de dépendance et que les hôpitaux anglo-saxons le faisaient couramment.


Pour la souffrance morale, c’est la même histoire qui se reproduit. On laisse les gens se débrouiller seuls, on s’organise même pour ne jamais être obligé de leur parler, alors qu’un accompagnement bien mené pourrait alléger le fardeau des familles. Au Canada, lorsqu’un enfant handicapé est pris en charge par un hôpital, il est évident que l’on s’occupera aussi de la famille.

Tout n’est pas parfait, bien sûr, car il manque aussi structurellement des soignants, mais l’attitude est différente, il y a un respect absolu du choix éclairé des patients. Lorsqu’un choix important se dessine pour un enfant (effectuer ou non telle intervention, continuer ou non telle rééducation), les médecins prennent le temps d’expliquer les options, jusqu’à ce que la famille ait compris et décide en connaissance de cause. Les patients et leur famille sont simplement considérés comme des individus autonomes, et les médecins mettent leur pouvoir en veilleuse ! Évidemment, les familles en France ne vont pas attendre en souffrant que cela change ! »

Philippe Croizon : Personnalité de l’année 2011 ?

Philippe Croizon : Personnalité de l’année 2011 ?

 

Du 15 décembre au 02 janvier 2012 vous pouvez voter pour élire votre personnalité de l’année 2011.

Omar Sy, Jean Dujardin, David Guetta ou encore Stéphane Hessel sont nominés.

Et parmi eux se trouve Philippe Croizon un handicapé sans bras ni jambes qui avait traversé la Manche à la nage pour relier la Grande Bretagne en 2010.

Philippe Croizon n’est d’ailleurs pas à court d’idées puisqu’il souhaite s’imposer un nouveau défi dès 2012. En effet, il prévoit de traverser le Pacifique à la nage et pour cela il a besoin de fonds, un appel à contribution est d’ores et déjà lancé. Avis aux donateurs … Départ prévu en mai 2012 !

Afin de voter pour Philippe Croizon – qui vient de recevoir la légion d’honneur des mains du président de la République – rendez vous sur le site de RTL ou du Parisien

Fin du ghetto?

PARIS, 9 déc 2011 (AFP) -
Dans "Intouchables", Omar Sy joue assume le rôle du candide qui pose à Philippe-François Cluzet les questions que le spectateur n'oserait pas formuler, notamment sur l'intimité.
Fabien Marsaud, le slameur de "Grand Corps malade" qui fut sportif de haut niveau avant un plongeon malheureux à 20 ans qui l'a laissé un an en fauteuil roulant, privé de l'usage de ses quatre membres, salue d'ailleurs "une autre manière de raconter le handicap".
"Omar (Sy) arrive avec sa naïveté, sa fraîcheur et demande: comment tu fais pour le sexe, comment ça se passe... ça reste tabou, ça fait un peu peur, on n'ose pas", déclarait-il cette semaine sur Europe 1.
Pour Philippe, le grand frisson passe par les oreilles, son ultime zone érogène.

Dans "Hasta la Vista" qui sortira en mars en France, le réalisateur belge Geoffrey Enthoven va plus loin, avec trois protagonistes ados: travaillés par la chose comme on l'est à cet âge, ils sont déterminés à rendre visite aux dames d'un établissement "spécialement pour nous", comme l'explique l'un d'eux, en Espagne sur la Costa Brava.
L'un est tétraplégique (comme Cluzet dans "Intouchables"), un autre a perdu l'usage de ses jambes et le troisième est aveugle - élevé, de surcroît, par sa mère dans un face-à-face étouffant.

Ce petit OVNI dans le monde du politiquement correct, à la fois précis dans ce qu'il nomme, délicat et hilarant, a remporté cet automne le Grand Prix des Amériques au festival de Montréal - où Claude Lelouch l'a découvert et a décidé de le distribuer en France.

Boy's band

L'histoire de ce film ressemble à celle d'"Intouchables": comme le tandem Nakache-Toledano, le réalisateur Geoffrey Enthoven aussi est tombé sur un documentaire, "One Night only" (BBC), racontant "l'expédition d'un type en fauteuil dans un bordel pour chaises roulantes en Espagne", explique-t-il à l'AFP.
Sauf que dans le doc, les parents sont là, tandis que dans son film, les trois jeunes aventuriers montent leur coup en douce avec leurs économies, embauchant une assistante expérimentée qui leur sert aussi de chauffeur.
"Je me suis concentré sur les points communs, pas sur les différences" entre valides et handicapés, explique Geoffrey Enthoven. Son but est de "nous faire participer au voyage" de ce trio qu'il filme comme un boy's band, "cool et rock'n roll", insiste-t-il.

Depuis mi-novembre pendant 4 semaines, France 2 s'est aussi mise à l'air du temps en diffusant chaque midi, avec un réel succès d'audience pour cette tranche (13%), la mini-série "Vestiaires": 2 minutes quotidiennes dans les coulisses du handisport entre des nageurs qui parlent d'eux, de leur allure, des filles et de leurs performances.
Chaque épisode (25 en tout) se clôt sur un gag muet, comme une virgule d'humour noir, telle cette naïade qui plonge - tandis que sa prothèse reste sur le tremplin.

Les deux auteurs quadragénaires, Adda Abdelli et Fabrice Chanut, sont eux-mêmes handicapés et ont enrôlé d'autres membres de leur club pour parler d'eux en parlant aussi d'autre chose.
Autant de travaux, comme le disait à l'AFP Charles Gardou, anthropologue de l'université de Lyon II, à propos de "Intouchables", qui ont la vertu de "replacer le handicap dans l'ordinaire de la vie humaine" en posant "avec courage et intelligence la question de l'intime, de ce qui nous humanise, aimer et être aimé".

Parents d'un handicapé, le succès d'“Intouchables” nous inquiète

Tribune 26/11/2011 à 17h28

« Parents d'un handicapé, le succès d'“Intouchables” nous inquiète »

 


 
 

Pour ce couple à la recherche d'un centre pour leur fils polyhandicapé, l'Etat peut profiter de l'engouement du public pour mieux livrer les familles à elles-mêmes.

Nous, parents d'un jeune homme polyhandicapé et sourd, avons obtenu, il y a quelques jours, une audience auprès d'un membre du cabinet de Monsieur Dominique Baudis, Défenseur des droits.

Nous étions reçus suite à un courrier que nous avions envoyé dénonçant le manque de structure d'accueil pour les jeunes polyhandicapés sourds, mais aussi le manque d'accompagnement des familles.

Après un entretien d'une heure et quart, nous avons compris que nous n'avions rien à faire là, que des droits, nous n'en avions pas.

En effet, la démonstration a été faite sous nos yeux d'un désengagement assumé et volontaire de l'Etat sur les questions du handicap. Voici ce que nous avons entendu : que nous étions seuls responsables – voire coupable – de ce jeune homme handicapé.

Nous avons entendu que dans les années 80, les mères des handicapés ne travaillaient pas et montaient les structures d'accueil nécessaires car, à cette époque, les parents étaient plus entreprenants. Ce qui était sous-entendu, c'est que nous ne faisons rien, et que nous attendons tout des autres (voire de l'Etat).

La langue des signes moins pratiquée

 

Certes, cela ne nous a pas vraiment étonnés. Depuis deux ans, nous cherchons un lieu d'accueil susceptible de recevoir notre fils. Il n'y a aucune place nulle part (et, en plus, la langue des signes est rarement pratiquée dans les centres de jour pour polyhandicapés).

Depuis deux ans, nous sommes témoins du désengagement progressif de l'Etat et d'un désintérêt de tous les politiques pour la question. Les crédits disparaissent ou, mieux, sont transférés vers des causes plus lucratives que le handicap : la vieillesse ou la maladie d'Alzheimer.

D'ailleurs, à l'occasion de la primaire socialiste, nous avons adressé un courrier à tous les candidats et à des dizaines de députés de gauche comme de droite... Ce courrier n'a reçu aucune réponse.

A la fin de l'entretien, et alors que nous allions partir, notre interlocutrice nous a tendu un article du quotidien Aujourd'hui sur le succès du film « Intouchables ». C'est sur cela que nous nous sommes quittés.

 

Ce film est un merveilleux filtre de la réalité

 

L'engouement pour ce film, qui sert même de modèle dans les plus hautes sphères de l'Etat, pose quelques questions que nous voudrions aborder ici.

Pourquoi ce film a-t-il autant de succès ? Avançons quelques hypothèses.

Tout d'abord le film raconte l'histoire d'un homme riche, travaillant dans le luxe, qui se retrouve arrêté dans sa course et paraplégique. Le public adore. Il peut s'identifier, se dire que cela peut arriver à tout le monde...

Inutile de vous dire que jamais ce film n'aurait pas eu autant de succès si l'handicapé l'avait été de naissance (ça, ça n'arrive qu'aux autres).

Ensuite il est riche, donc il peut se payer l'aidant qu'il veut, celui qui le fera vibrer et lui permettra toutes les folies dont il rêve. Là aussi, sa richesse plaît, elle soulage. Car, qui voudrait voir ou savoir que les handicapés sont, dans la réalité, maintenus en dessous du seuil de pauvreté ?

Pour conclure, il nous semble, sans pour autant nier le plaisir que certains peuvent y prendre, que ce film est un merveilleux filtre de la réalité. Une ode aux « soignants-naturels » que l'Etat rêve de voir proliférer pour mieux se désengager. Un filtre qui donne bonne conscience et qui permet au spectateur de ne pas voir ce qui se trame en coulisse.

Car, même si le film raconte une partie d'une histoire vraie (j'imagine que cet homme a souffert, même si cela n'est guère montré) la réalité d'un très grand nombre de personnes handicapées est tout autre : précarisation, absence de structure d'accueil, isolation, dépression.

L'amour.....

Un petit hippopotame est tombé amoureux...

d'une tortue géante !!!


NAIROBI, Kenya (AFP) - Un bébé hippopotame, qui a survécu au tsunami, vit sur la côte kényane et a formé un lien fort avec une vieille tortue géante mâle d'un siècle, dans un service animal de la ville de Mombassa,ont déclaré les fonctionnaires.

 


L'hippopotame, surnommé Owen, pèse environ 300 kg (650 livres) et a été emporté du bas du fleuve de Sabaki dans l'Océan Indien. Il a alors nagé
jusqu'au rivage quand les vagues de tsunami ont heurté la côte kényane le 26 décembre 2004.

C'est à ce moment que les gardes forestiers l'ont sauvé. C'est presque incroyable, cela fait quasi un an qu'ils sont inséparables.

 



Après avoir perdu sa mère, le petit hippopotame, traumatisé, a cherché une mère de remplacement et s'est pris d'amitié pour cette tortue géante. Il nage, mange et dort avec la tortue.

 

 

L'hippopotame suit la tortue exactement comme s'il suivait sa mère biologique.
Si quelqu'un approche la tortue, l'hippo devient agressif pour protéger sa "mère".


L'hippopotame est encore un bébé, il est encore un peu gauche à cause de son jeune âge, mais les hippos sont des animaux sociables par nature et ils restent normalement avec leur mère pendant quatre ans.

 

 

"Un petit bisou à mon père maternelle d'adoption"

 

Voilà une belle preuve d"Amour inconditionnel"
qui va vraiment au-delà des apparences !!!

Initiatives et résistance

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Faute d’une place parmi nous, la personne handicapée éprouve la condition d’une déportation aux confins de notre sensibilité humaine, de nos valeurs sociales, de notre bien commun. On lui refuse le droit d’exister alors que notre responsabilité doit viser, au contraire, à lui reconnaître une position d’exception au vif de nos préoccupations.

Certains l’ont compris et l’expriment à travers des initiatives qui surprennent, déroutent et fascinent, inventant et instaurant de nouveaux territoires du possible.

Il est, à l’écart des cheminements habituels et des considérations rarement discutées, des personnes qui adoptent pour nous, au nom de notre conscience collective, des positions de résistance : elles témoignent des valeurs les plus élevées de nos principes d’humanité. Familles et professionnels se retrouvent dans la proximité d’une implication exigeante au service de personnes dont l’existence même tient à la qualité et à la persistance de leurs engagements. Cette manière d’être et d’assumer nos solidarités humaines là où elles accèdent au degré supérieur de leurs significations.

Il nous faut inventer des possibles, renouer avec l’humanité, reconquérir des espaces de vie, édifier ensemble un avenir, susciter des relations, vivre la communauté d’un espoir, exiger de chacun d’entre nous la capacité et la subtilité d’une attention. Il nous faut défier les préventions et les peurs : elles font de ce qui semble nous être différent, ce qui nous devient étranger et indifférent.

Apprendre l’autre, le découvrir, le reconnaître dans sa vérité et sa dignité d’être, c’est aussi rendre possible la rencontre inattendue avec ce que nous sommes dans notre simplicité.

Je suis une jeune femme de 33 ans

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En ce Dimanche 9 Mai 2010 nous fêtons l'anniversaire d'Anne.

Elle a 33 ans, et se porte bien.

Pour un petit bout de femme comme elle,

c'est déjà un exploit et une victoire sur la vie.

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Nous pensons à toutes les personnes comme elle pour qui chaque jour est un combat.

 

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Pour votre amitié.

Le p'tit bonheur

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LE P'TIT BONHEUR
Félix Leclerc

C'est un petit bonheur
Que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs
Sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer
Il s'est mis à crier:
«Monsieur, ramassez-moi,
Chez vous amenez-moi

Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade,
Si vous n' me cueillez point je vais mourir, quelle ballade!
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure,
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture!»

J'ai pris le p'tit bonheur,
L'ai mis sous mes haillons,
J'ai dit «Faut pas qu'il meure,
Viens-t'en dans ma maison.»
Alors le p'tit bonheur
A fait sa guérison
Sur le bord de mon coeur
Y avait une chanson.

Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désoeuvré, j'avais dégoût d' la r'commencer
Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m' faisaient des peines
J' prenais mon p'tit bonheur et j' lui disais «C'est toi ma reine!»

Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons
C'était le paradis
Ça s' voyait sur mon front
Or un matin joli
Que j' sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main

J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes,
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du coeur,
Il s'en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine,
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure.

J'ai bien pensé mourir
De chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire
C'était toujours la nuit.
Il me restait l'oubli
Il me restait l' mépris
Enfin que j' me suis dit
Il me reste la vie!

J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux.

 

Réflexion sur le thème : Changeons le regard sur le handicap

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                                  Débat.....

 

Ce thème du regard vis à vis des handicapés est très ancien. Il est repris depuis des années par toutes les Associations, les Fédérations d' Associations, les Familles confrontées au handicap et par les Handicapés eux mêmes.

Comment se fait-il qu'il reste confidentiel, en dehors des campagnes entreprisent par les associations, des actions individuelles d'handicapés dans tous les domaines, des articles dans les journaux de façon épisodique, des émissions de Radios souvent locales, des sujets TV accordés aux différents handicaps dans des émissions diverses et ponctuelles ?

Il existe des dizaines, pour ne pas dire des centaines de Sites Web soit individuels, soit d'Associations pour des cas spécifiques, d'Associations généralistes, de Fédérations d'associations. Leurs actions sont très anciennes, très actives dans tous les domaines. Pour les plus grandes associations, leurs présidents ont obtenu des résultats très importants concernant la prise en charge des handicapés, les lieux d'accueil, les accés, les aides diverses, les matèriels, les statuts, les lois...etc.......

Ces militants historiques sont régulièrement en contact avec les représentants du gouvernement des ministères concernés, pour faire avancer les choses et défendre des projets d'amèliorations absolument nécessaires. Leurs actions sont connues et reconnues par tous.

Alors :

Pourquoi le sentiment qu' une partie des handicapés n'est pas reconnue et prise en compte ?

Pourquoi certains handicapés et leurs familles se sentent encore rejetés par la socité ?

Pourquoi ce thème du regard porté sur certains handicapés est-il toujours d'actualité ?

Pourquoi le handicap mental en particulier fait-il toujours aussi peur ?

Pourquoi, même si le thème de l'accessibilité en fauteuil roulant est maintenant repris partout, pourquoi la plupart des entreprises préfèrent payer une indemnité plutôt que d'embaucher des handicapés, même avec les aides à l'adaptation du poste de travail ?

Pour le moment je me contente de poser des questions..............

Même si, bien sûr, j'ai déjà quelques réponses à ajouter au débat............

Il y a certainement d'autres questions à se poser, n'hésitez pas à alimenter cette reflexion, avant d'apporter des réponses.

 

 

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