
1. Mamie Monique Le Jeudi 29 Décembre 2011
Bonsoir, chers Chantal et Didier Je voulais vous adresser un petit message ...
2. Dominique Martin Le Lundi 26 Décembre 2011
bonjour je vous soutien dans votre combat et heureusement que des personnes comme vous sont là pour ...
3. Denis Christèle Le Jeudi 22 Décembre 2011
A vous M.et Mme Lamic ainsi qu'à votre famille, je tiens à vous souhaiter un très bon Noël, votre petit ...
| Martin Winckler : « Depuis Montréal, la France a 40 ans de retard » | |
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| 16-12-2011 | |
Martin Winckler est médecin, écrivain (il est l’auteur de La maladie de Sachs), et vit à Montréal. À travers ses livres, son blog et ses recherches, il distribue les coups de griffes à ses chers confrères trop arrogants et dispense sa chaleureuse affection aux autres. Nous l’avons rencontré. Extraits.
« Depuis Montréal, j’ai pu constater que la France a quarante ans de retard sur l’accompagnement de la souffrance. Ce n’est pas la première fois. On a mis des dizaines d’années, dans les hôpitaux français, à accepter d’administrer de la morphine pour soigner la douleur, y compris aux cancéreux, alors que toutes les études montraient que c’était sans risque de dépendance et que les hôpitaux anglo-saxons le faisaient couramment. Pour la souffrance morale, c’est la même histoire qui se reproduit. On laisse les gens se débrouiller seuls, on s’organise même pour ne jamais être obligé de leur parler, alors qu’un accompagnement bien mené pourrait alléger le fardeau des familles. Au Canada, lorsqu’un enfant handicapé est pris en charge par un hôpital, il est évident que l’on s’occupera aussi de la famille. Tout n’est pas parfait, bien sûr, car il manque aussi structurellement des soignants, mais l’attitude est différente, il y a un respect absolu du choix éclairé des patients. Lorsqu’un choix important se dessine pour un enfant (effectuer ou non telle intervention, continuer ou non telle rééducation), les médecins prennent le temps d’expliquer les options, jusqu’à ce que la famille ait compris et décide en connaissance de cause. Les patients et leur famille sont simplement considérés comme des individus autonomes, et les médecins mettent leur pouvoir en veilleuse ! Évidemment, les familles en France ne vont pas attendre en souffrant que cela change ! » |
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