logo-amalthee.png  banniere-lire-h-98.jpg  couv-haut-de-page-site.jpg  4-eme-couv-haut-de-page-site.jpg

IO, ci sono....La mia storia

Auteur  
# Vendredi 06 Novembre 2009 à 18h09 Salvatore Crisafulli
Je suis Salvatore Crisafulli, aujourd’hui âgé de 44 ans, de Catane (Italie). J’ai vécu pendant presque deux ans dans un état végétatif permanent (pour la médecine) mais j’ai réussi à sortir de cet état grâce à l’aide de ma famille. J’ai pu ainsi raconter que dans cette période j’entendais et je comprenais tout. Je réussis à communiquer seulement grâce à un ordinateur, sélectionnant avec les yeux les lettres sur l’écran.

Ainsi est né le livre «Avec les yeux écarquillés», reconstruisant pas après pas, à travers mon témoignage direct, pourquoi j’ai été surnommé le «Terri Schiavo Italien.»

Mon histoire est faite d’espoir et de courage, de ténacité et de force de volonté. Après des nombreuses années, j’ai réussi à convaincre les médecins d’être revenu à la vie.

Le 11 septembre 2003, tôt le matin, je roulais sur ma « Vespa » ayant comme passager Antonio, 13 ans, un de mes 4 enfants, pour l’accompagner à l’école, à Catania. Ensuite il y a eu le terrible impact contre une fourgonnette de crème glacée, et nous nous sommes retrouvés tous deux à l’hôpital et dans le coma.

Mon fils se réveille après quelques jours, moi après 7 mois, mais je me retrouve prisonnier de mon propre corps.

Je ne me rappelle rien de l’accident, je comprends d’être chez mon frère Pietro, mais je suis dans l’impossibilité de bouger moindrement et de parler.

Je voyais les membres de ma famille bouger autour de mon lit, je voulais attirer leur attention en criant, mais aucun son ne sortait de ma bouche.

Dans la maison de mon frère Pietro, nous étions onze à vivre de la seule pension de ma mère. Mon fils se réveille après quelques jours de l’accident, par contre moi je me retrouve prisonnier de mon propre corps.

Différents hôpitaux me refusèrent l’admission. Les médecins parlaient d’état végétatif permanent et irréversible. J’entendais les médecins dire que ma mort était seulement une question de temps, et j’ai ainsi commencé à ouvrir et fermer les yeux pour attirer l’attention de ceux qui se trouvaient près de moi.

La phase de mon réveil commençait petit à petit sur deux plans parallèles. D’un côté, je prenais conscience de ce qui m’était arrivé, et je goûtais lentement mon retour à la vie. D’un autre côté, j’essayais de convaincre ceux qui étaient près de moi que j’étais vraiment en vie et que je comprenais tout, mais que j’étais dans l’impossibilité de communiquer avec eux, me trouvant prisonnier d’un corps qui ne me répondait pas.

Je comprenais bien ce qui arrivait autour de moi, mais je ne pouvais pas parler. Je n’arrivais pas à faire bouger mes jambes et mes bras ou à faire n’importe quel mouvement. J’étais prisonnier de mon propre corps. J’essayais désespérément, en pleurant, en bougeant mes yeux, mais rien, les médecins coupaient tout espoir, pour eux je n’étais qu’un végétal et affirmaient que les mouvements de mes yeux n’étaient qu’occasionnels, en bref que je n’étais pas conscient.

Mais ce n’était pas ainsi. Et ce fut ma mère à s’en rendre compte la première. Un jour, ma mère, mes frères, ma belle-sœur et un cousin entrent dans ma chambre et me demandent de répondre à leurs questions en ouvrant et en fermant les yeux.

Ce test fonctionne. En fait, ils ont réalisé que je les entendais et les comprenais, mais que je pouvais communiquer avec eux seulement par le mouvement de mes paupières. Depuis ce moment, toute ma famille, et en premier mon frère Pietro se sont battus pendant plus d’une année avec les institutions sanitaires pour réussir à me faire hospitaliser, en tenant de toutes les manières de démontrer que j’étais conscient. Dans cette période, mon frère Pietro équipe une chambre de chez-lui comme un hôpital et s’improvise infirmier, tout en continuant à lutter.

Il m’amena dans une roulotte partout en Italie et en Europe, cherchant la confirmation d’un expert. Nous arrivâmes jusqu’à Insbruck, en Autriche, chez un fameux médecin et je me rappelle de tout. Ce médecin renommé commença è me frapper sur les genoux avec un petit marteau, et me piqua avec une aiguille sous le nez, mais même ce professeur affirma que je n’étais pas en mesure de comprendre quoi que ce soit. C’est un terrible coup de massue.

Dans mon très lent re-apprentissage de la vie, le rôle de ma famille a été fondamental, car elle n’a jamais perdu espoir et a attendu mon réveil avec foi en Dieu. Mon frère Pietro mérite tout particulièrement louange pour avoir lancé, avec mon consentement, un appel dramatique aux institutions, pendant le débat de Terri Schiavo, que si personne ne nous aidait il aurait débranché le fil qui me maintenait en vie. C’est ce que mon frère menaça de faire.

Finalement quelqu’un écouta ma famille. Le Ministre de la Santé intervient personnellement et, après quelques jours, je fus admis au « San Donato » de Arezzo. Là, finalement, deux mois après mon admission, il fut reconnu que j’étais conscient. Les soins amènent une amélioration remarquable.

À ce point, je demande un effort ultérieur à moi-même. Avec l’aide d’un ordinateur, en sélectionnant avec les yeux les lettres sur l’écran, j’affirme que je veux raconter au monde mon histoire. Je veux que tout le monde sache ce que c’est que d’être paralysés sur un lit, sans pouvoir bouger ni parler, avec des médecins qui affirment que tu ne comprends rien. Je veux le faire pour aider moi-même ainsi que les personnes comme moi et leurs familles.

Pour composer les mots, je dois chaque fois attendre que toutes les lettres de l’alphabet défilent devant mes yeux pour pouvoir sélectionner celle qui fait l’affaire. Pour répondre à une seule question, parfois il me faut toute une journée, surtout les premiers temps, quand les souvenirs et les larmes se mêlent ensemble.


Cela a été très fatigant, mais avec l’aide d’un journaliste et de mon frère naît mon livre "Con gli occhi sbarrati" (Avec les Yeux Écarquillés) publié par L’Airone.

http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?gid=136314205104&ref=ts

http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?gid=136314205104&ref=ts

Aujourd’hui, mes conditions actuelles sont les suivantes : je n’arrive pas encore à parler, mais je m’y investis entièrement. Le matin, à mon réveil, j’émets des syllabes, comme par exemple ma-ma pa-ma pe-se. Je Communique grâce à un ordinateur et c’est justement grâce à la nouvelle technologie je peux me faire entendre, communiquer avec le monde extérieur.

Je veux que ce qui m’est arrivé ne se produise plus. Il y en a tellement qui m’ont écrit me parlant de membres de leur famille qui sont dans les mêmes conditions que moi et qui ne sont même pas assistés.

L’idée est de créer une Fondation à laquelle ils pourront s’adresser pour demander de l’aide et accéder à des meilleures conditions de vie.

Aujourd’hui, je suis entièrement contre l’euthanasie.

Groupe de Salvatore Crisafulli

http://www.facebook.com/reqs.php#/pages/Lanti-Welby-Salvatore-Crisafulli-soprannominato-il-Terri-Schiavo-italiano/72618434857?ref=ts

http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?gid=87577909820&ref=ts

http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?gid=55726821070&ref=ts

http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?gid=136314205104&ref=ts

Facebook frère Pietro

http://www.facebook.com/reqs.php#/pietro.crisafulli?ref=ts

Et je le fais ainsi:

De mon lit de quasi ressuscité à la vie, je cherche moi aussi de donner une petite contribution au débat sur l’euthanasie.

La mienne est la simple pensée de qui a éprouvé d’indicibles souffrances physiques et psychologiques, de celui qui est arrivé à effleurer la tombe, mais qui est encore en vie, de celui qui a été longtemps considéré par la science médicale de la moitié de l’Europe comme un légume sans possibilité de retour parmi les hommes, alors que par contre j’éprouvais l’irrésistible désir de communiquer à tout le monde ma propre volonté de vivre.

Pendant les deux interminables années d’emprisonnement dans mon corps entubé et sans nerfs, j’étais le muet et vous, les hommes trop savants et sains, étiez les sourds.

Je remercie mes chers, ma famille, qui seuls contre tous ne se sont jamais lassés de tenir allumée la petite flamme de la communication avec ce corps martyrisé et avec mon cœur brisé, mais surtout avec mon âme restée légère, intacte et vitale telle que Dieu me la donna.

Je remercie ceux qui, même pendant ma « vie végétative », me parlaient comme à un homme, me réconfortaient comme un ami, m’aimaient comme un fils, comme un frère, comme un père.

Mais qu’est-ce l’euthanasie, cette vilaine, méchante et terrible mort contre nature, déguisée en bonté et maquillée avec le fonds de teint d’une fausse beauté?

Où serait l’humaine solidarité si ceux qui m’ont entouré lorsque je souffrais avaient gardé les yeux fixés seulement sur la prise de courant pour la débrancher du respirateur mécanique, prêts à me céder comme trophée de mort, avec le prétexte qu’il ne restait plus de dignité à ma vie?

Et par contre, toi, mon cher frère Pietro, tu défiais la science et les statistiques aux grands nombres et tu te tuais à vagabonder dans la roulotte d’un lointain hôpital à un autre. Et tu hurlais à la TV des menaces et des injures contre la générale indifférence au sujet de mon état d’abandon. Et tu me murmurais avec une douceur de mère la berceuse de « Mon cher frère » (Caro fratello mio) composée pour moi, jouée, chantée et implorée comme un déchirant hymne d’amour, mais non d’adieux.

Vous rappelez-vous de ce petit nouveau né anencéphalique de Turin, qui avait été fait naître pour donner inutilement et prématurément ses organes et ensuite mourir? Vous rappelez-vous que de son froid berceau d’hôpital un jour il serra le doigt de sa mère, pendant que les médecins presque méprisants faisaient passer ce geste affectueux pour un réflexe mécanique, de feuille de salade flétrie?

Et bien, Maman, lorsque tu me couvrais de baisers et de prières, moi aussi j’aurais voulu te serrer cette main rugueuse et tremblante, mais je ne pouvais ni bouger ni parler, je me limitais à te faire cadeau de larmes au lieu de sons. C’était des larmes méprisées par de célèbres réanimateurs et neurologues, des grands experts de la qualité de la vie, mais c’était pour moi le seul moyen possible pour balbutier comme un nouveau né mon plus authentique hymne à l’existence eue en cadeau par toi et par Lui.

Oui, la vie, ce don original, non répétable et divin que la loi ou un uniforme blanc ne suffit pas à nous l’enlever, tout bonnement, qui sait comment, pour faire le bien, avec empiété déguisée en fausse douceur.

Croyez-moi, la vie est digne d’être vécue toujours, même en étant paralysé, même en entubé, même fiévreux et blessé.

Autour de moi, sur mon personnel Mont Calvaire, est toujours réunie ma petite église domestique :

Maman Angela, Marcello, Pietro, Santa, Francesca, Rita, Mariarita, Angela, Antonio, Rosalba, Jonathan, Agatino, Domenico, Marcellino, ils se transfigurent devant mes yeux écarquillés en la Madone, en Madeleine, en Véronique, en Saint-Jean, dans le Cyrénéen. Ils me sont suffisants pour être assuré qu’aucun centurion païen n’osera jamais me donner la ciguë et la mort.

News http://www.myspace.com/salvatorecrisafulli
Répondre à ce message
Code incorrect ! Essayez à nouveau

logo-amalthee.png  banniere-lire-h-98.jpg  couv-haut-de-page-site.jpg  4-eme-couv-haut-de-page-site.jpg