

1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...

Alexis Lippstreu est né le 2 octobre 1972 à Suresnes. Il fréquente l'atelier de La Pommeraie à Ellignies-Sainte-Anne, en Belgique où il réside.
De nature anxieuse, le moindre changement dans son quotidien le perturbe et le pousse à des gestes incontrôlables.
Dans son travail, il a besoin d'un support visuel afin d’être rassuré. Il s’imprègne en effet des tableaux de grands maîtres, Gauguin, Seurat, Magritte,Van Eyck. Mais très vite il s’affranchit de l’original pour laisser aller sa créativité dans une une réécriture obsessionnelle où les
personnages qu’il met en scène sont représentés de manière stéréotypée.
Ses références favorites sont « Le déjeuner sur l'herbe », « Le Balcon » et « L'Olympia » de Manet, « Le Christ jaune » et « Tamatete » de Gauguin, mais il n'est pas indifférent à l'œuvre de Seurat et de Magritte. Il réalise de petits formats aux crayons de couleur ou à la mine de plomb en appuyant fortement sur le papier. Son graphisme est minimaliste ; il reproduit de manière stéréotypée les différentes parties du corps humain telles que les yeux, les mains, le nez et la bouche.
A ses débuts, il dessine principalement à la mine de plomb en appuyant fortement sur le papier, ce qui a pour effet d’entamer le support. Parfois il introduit quelques touches de couleur au crayon.
Dans un second temps, il va redécouvrir les pastels à l’huile avec lesquels il prend beaucoup de plaisir, travaillant toujours des sujets identiques.
Le stéréotype formel donné aux corps est trompeur pour l’œil distrait. Riches d’expressions diverses, les présences schématiques ont chacune leur vie propre, ce qui les individualise dans leur fausse gémellité. Le graphisme d’Alexis, centré sur quelques détails, est économe et laisse place à une grande respirabilité de composition. Il y a, dans son être de dessinateur, une douceur radiographique.
L’exposition trouve place dans les trois salles du rez-de-chaussée. Elle présente une centaine de dessins de moyen et grand format au crayon de couleur, à la mine de plomb, au pastel à l’huile, qui courent sur une période allant de 1998 à 2011.



Ce home pour artistes handicapés abrite des créateurs tout à fait originaux comme on commence à le savoir. Alexis Lippstreu est notamment présent dans cette expo (avec aussi Michel Dave, Jean-Michel Wuilbeaux, Daniel Douffet), avec ses oeuvres qui sont comme des réductions d'oeuvres de la peinture savante, au sens de la cuisine, réduction d'une sauce. Vélasquez, par exemple, pourrait mijoter un bout de temps dans la cervelle de Lippstreu et en ressortir plus nu, plus pur, stylisé, dépouillé à l'extrême. L'art savant se voit ainsi repris par lui (comme par secrète nécessité) et passé à la moulinette. Ses figures douces et pensives posées devant d'immenses espaces gris font songer à des enfants qui attendent on ne sait trop quoi interminablement...




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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012






