
1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...

L'artiste peintre suisse Aloïse Corbaz, dite Aloïse, naît à Lausanne le 28 juin 1886, de François Corbaz, postier et agriculteur brutal et alcoolique et de Julie Vivian. Elle décède à Gimel, le 5 avril 1964. Aloïs est l’une des figures emblématiques de l’art brut.
Inscrite à l'école secondaire de Lausanne, Aloïse obtient son certificat d'études en 1904. Elle exerce lusieurs métiers, dont celui de couturière, tout en rêvant secrètement d’opéra. En 1911, elle s'expatrie en Allemagne. Aloïse est admise en tant que gouvernante à la cour de l’empereur d’Allemagne Guillaume II à qui elle écrit des lettres d’amour enfiévrées.
En 1914, à la déclaration de guerre, elle doit retourner en Suisse. Après différentes crises de schizophrénie, elle est d’abord hospitalisée en 1918 à l’asile de Cery-sur-Lausanne, puis à celui de la Rosière de 1920 jusqu’à sa mort.
Aloïse commence à écrire et à dessiner peu après son entrée à l’hôpital.
Jusqu’en 1936, elle travaille en cachette, utilisant de la mine de plomb et de l’encre Au besoin, elle se sert aussi de suc de pétales, de feuilles écrasées et de pâte dentifrice.Elle écrit des petits textes, des poèmes, des lettres.
Elle supporte difficilement les moments où elle est lucide. Elle écrit à sa famille “Ici, on nous éteint le plus possible”.
Son support d’expression est du papier d’emballage cousu avec du fil, afin d’obtenir de grands formats, ou des enveloppes, des morceaux de carton et des revers de calendrier.
Aloïse est l’auteur d’une cosmogonie personnelle peuplée de personnages princiers et d’héroïnes historiques au regard bleu, comme Marie Stuart, la reine Elisabeth ou encore Cléopâtre.
Le thème du couple amoureux, ainsi que sa passion pour le théâtre et l’opéra, prédominent dans son œuvre.
Jean Dubuffet rend visite à Aloïse et l’expose dès 1948 à la galerie Drouin. En 1963, l’exposition "Femmes suisses peintres et sculpteurs" la déclare invitée d’honneur.
Son médecin-traitant, Jacqueline Porret-Forrel s’intéresse tout particulièrement à son œuvre peinte mais aussi à ses écrits. C’est grâce à cette dernière qu’à compter de 1936 ses créations seront préservées de la destruction.
Exilée du monde, Aloïse crée dans ses dessins tout un univers aux codes et aux lois propres. Elle fonde notamment sa conception cosmogonique sur deux grands principes : le Ricochet solaire et la Trinité en consubstantialité alternative. Par le Ricochet, Aloïse devient un Créateur qui peut donner naissance à n’importe quel être, n’importe quel élément. Les échos du monde qu’elle a perdu réapparaissent tout au long de son oeuvre : les souvenirs des fastes de la cour de Guillaume II dont elle était amoureuse, les couples royaux, les carrosses, les scènes de théâtre. Il ne s’agit pas pour elle de reproduire fidèlement ces images de l’ancien monde, mais de les déplacer et de les réorganiser dans un monde mouvant, d’une étonnante variété.


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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012












