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Art brut, exutoire à la folie

Explication Art Brut lien ci-dessous :

http://www.tempslibre.ch/musee_lausanne/art_brut/fra/index.asp?son=1&navig=1

“C’est seulement dans cet ‘art brut’ qu’on trouve, à ce que je crois, les processus naturels et normaux de la création d’art, à leur état élémentaire et pur.”
JEAN DUBUFFET
PEINTRE, DESSINATEUR ET ÉCRIVAIN  dubufalbala.jpg

En 1948, assisté d’André Breton, de Jean Paulhan, de Charles Ratton, d’Henri-Pierre Roché et de Michel Tapié, Jean Dubuffet crée

la Fondation de la Compagnie de l’art brut.
Elle est installée dans un petit pavillon gracieusement prêté par l’éditeur Gaston Gallimard, rue de l’Université.
La victoire de la création “brute”

Après avoir publié plusieurs textes dans lesquels il affirme des positions radicales et fait table rase des valeurs établies pour défendre cet art des délirants, il entreprend entre 1964 et 1966 la première publication de la Compagnie de l’art brut. Ce premier numéro est consacré aux dessins médiumniques de Raphaël Lonné.
Un an après est inaugurée l’exposition au musée des Arts décoratifs de Paris. Pour la première fois depuis 1946, le public découvre une importante sélection de la collection Art brut.
Désireux d’assurer un statut public à sa collection composée de plus de 4 000 oeuvres, Dubuffet l’offre à la ville de Lausanne.
1985, Jean Dubuffet meurt.

Dix ans plus tard, l’Art brut compte vingt mille oeuvres. Le vingtième anniversaire de sa fondation est célébré par l’exposition “Art brut & Cie”, “la face cachée de l’art contemporain” à la halle Saint-Pierre.
En 2002, un symposium intitulé “Inside Outsider Art” est consacré à l’art brut à la Tate Modern à Londres. LÆTITIA COLY


Ces hommes et ces femmes ont sombré dans la folie. Ames en peine, errantes dans des couloirs d’asiles, perdues dans les méandres de leur prison mentale.
Les artistes de l’art brut écrivent, peignent, dessinent, sculptent, devinent... Longtemps dénigré par l’art officiel, cet art en marge finira par gagner sa place grâce au combat de Jean Dubuffet. Jusqu’au 31 juillet, la halle Saint-Pierre rend hommage à ces talents asilaires avec l’exposition “Ecriture en délire” de la remarquable collection Art brut de Lausanne.

 

Art brut, art hors normes, arts des exclus, ou encore Outsider Art, quelques formules pour parler de ces créations impulsives et hallucinatoires qui ne se rattachent à aucun mouvement de l’histoire de l’art. Enclaves d’artistes qui vivent en autarcie mentale : c’est un peu ça l’art brut. Art des fous ? Certainement pas. Selon Lucienne Peiry, qui dirige aujourd’hui la collection de l’Art brut, installée depuis 1976 à Lausanne, “l’art, par définition, suppose une déconnexion de la réalité, un enfièvrement de l’imagination, un état délitant, l’exaltation de la folie créatrice.
Il est totalement erroné, néanmoins, de considérer que l’art brut c’est l’art des fous. Les auteurs d’art brut ont pour points communs la marginalité, la dissidence et le caractère hautement inventif et insurrectionnel de leurs oeuvres.”


Jean Dubuffet prospecteur de l’art brut

Tout commence avec une rencontre... celle de la jeune Clémentine Ripoche qu’il croise en 1923, alors qu’il effectue son service militaire. Il correspondra une année avec cette demoiselle étrange aux dons médiumniques.
Dès 1945, après avoir visité des hôpitaux psychiatriques et des prisons, Dubuffet propose une première définition de l’art brut. Il commence alors à réunir des collections, organise des expositions...
En 1974 le Foyer de l’art brut ouvre ses portes dans deux salles mises à sa disposition au sous-sol de la galerie René Drouin,

place Vendôme, au coeur de Paris. Diverses oeuvres y sont présentées, notamment celles d’Adolf Wölfli, Joseph-Fleury Crépin, Aloïse, Miguel Hernandez et Henri Salingardes

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HEINRICH ANTON MÜLLER (1865-1930). Né à Versailles, il invente une machine, se fait voler son invention et sombre dans le désespoir.

Enfermé en 1906 près de Berne, il dessine sur les murs des chambres ou sur du papier kraft, crée un bestiaire imaginaire.

ALOÏSE (1886-1964), ou Aloyse Corbaz, née à Lausanne, en Suisse. Sa mère meurt quand elle a 11 ans. Du côté maternel la schizophrénie a frappé un cousin et une tante et du côté du père l’alcoolisme est fréquent. Elle devient gouvernante à la cour de Guillaume II. Selon la légende, elle croise le regard de l’Empereur. Son destin est scellé : il est son prince, la passion de sa vie.
Désormais, elle va vivre cet amour dans son imagination. Elle sera internée en 1918.

KUNITO MATSUMOTO (1962) Né à Osaka, il travaille comme plongeur dans un restaurant chinois géré par ses parents. Il fréquente de 1985 à 1988 un atelier de création pour handicapés mentaux. C’est là qu’il commence à s’intéresser à la calligraphie.

CURZIO DI GIOVANNI (1954) Issu d’une famille italienne de la région de Milan, il réside actuellement dans un hôpital psychiatrique près de Pavie.

Curzio Di Giovanni s’inspire d’illustrations de magazines. Dans ses dessins tracés avec assurance et sans précipitation, il transforme

par distorsion l’objectivité révélée photographiquement de ses modèles.

 

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Commentaires (1)

1. chloe replica bags Mercredi 22 Février 2012

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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012

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