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Doninique Farrugia

Dominique Farrugia, son combat contre la sclérose en plaques

Son histoire

Dominique Farrugia est un nul. En tout cas, c'est comme ça qu'il s'est fait connaître, avec ses comparses du groupe Les Nuls, qui sévit sur Canal + entre 1987 et 1992. Pourtant, il n'avait jamais songé à passer devant la caméra. Son ambition, c'était plutôt d'écrire les sketches que d'autres devaient jouer. Mais l'absence d'un des acteurs un jour de tournage le contraint à franchir le pas, ce qu'il fera avec brio pendant plusieurs années.

Depuis lors, Dominique Farrugia s'est peu à peu éclipsé pour retourner en coulisses, où il a officié en tant que président de chaîne de télévision mais aussi comme producteur de film. Il s'est également fait beaucoup plus rare sur les plateaux télé.

Si cette discrétion est partiellement due à son attirance naturelle pour l'ombre plutôt que pour la lumière, elle est également une conséquence de sa maladie, découverte il y a une quinzaine d'années, alors qu'il avait tout juste atteint la trentaine. Dominique Farrugia souffre de sclérose en plaques. Cette pathologie chronique s'attaque à la gaine autour des nerfs du système nerveux central, entraînant toutes sortes de troubles, variables selon le nerf touché. Fatigue, troubles de la vue, spasmes musculaires, incontinence, paralysie... Les symptômes peuvent être multiples.

S'il n'a pas caché sa maladie, Dominique Farrugia, 46 ans aujourd'hui, est resté très discret sur sa vie privée et commence à peine à en parler. La sclérose en plaques ne l'a toutefois pas empêché de poursuivre une activité professionnelle dense ni de se marier. Il est d'ailleurs papa depuis mars 2008 d'une petite Mia.

La sclérose en plaques, qu'est-ce que c'est ?

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central. En fait, c'est la myéline, qui compose la gaine située autour des nerfs, qui se détériore progressivement. Selon les nerfs atteints, les symptômes varient. Ils peuvent affecter presque toutes les fonctions. Certains reviennent plus souvent : grande fatigue, douleurs, tremblements, troubles de la vue, spasmes, troubles de la mémoire...

La maladie peut évoluer de façons diverses. Dans la majorité des cas, elle débute par une forme cyclique rémittente : le mal évolue par poussées suivies de périodes de rémissions, où les symptômes peuvent disparaître totalement. Pour beaucoup de malades, après une quinzaine d'année, la sclérose en plaque devient chronique progressive, avec une évolution lente, mais continue. L'une des difficultés de la maladie réside dans l'incertitude qui la caractérise : on ne peut jamais prévoir comment elle va évoluer.

On ne connaît pas encore bien les causes de la maladie. Plusieurs facteurs sont vraisemblablement en jeu : génétique, mais aussi environnement. Il se pourrait également que chez les personnes ayant un terrain sensible, le fait de contracter certains virus banals puissent déclencher les premiers symptômes. On se souvient notamment de la polémique qui avait éclaté autour du vaccin contre l'hépatite B.

La sclérose en plaques est aujourd'hui considérée comme une maladie incurable. Mais de nombreux progrès ont été effectués dans les traitements pour diminuer les symptômes et ralentir l'évolution de la maladie.

Ce qu'il a changé pour les malades

Pendant 15 ans, Dominique Farrugia a été extrêmement discret sur sa maladie, même s'il ne la cachait pas. En 2007, il devient vice-président de l'Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (Unisep), une fédération d'associations qui luttent contre cette maladie. Au printemps 2008, il a été à la fois acteur et réalisateur d'un clip diffusé dans le cadre des 4e Journées nationales de lutte contre la sclérose en plaques. Il dit vouloir donner de l'espoir aux personnes atteintes de cette maladie et montrer qu'il est tout à fait possible de mener une vie épanouie, même si l'on doit s'adapter à la fatigue et aux symptômes ressentis. 

Biographie de Dominique Farrugia

Dominique Farrugia est né le 2 septembre 1962 à Vichy. Son père et son oncle, musiciens débrouillards, animaient de petits orchestres. Ils eurent le privilège d'accompagner Mireille Mathieu sur scène. Le petit Faruggia apprend à lire très tôt les partitions et obtient un Premier Prix au Conservatoire de flûte traversière...
En 1984, Dominique Farrugia a la chance d'être embauché à Canal +, qui fait ses débuts sur les ondes. Il travaille d'abord au montage des bandes-annonces, puis il passe assistant de prod de l'émission Tous en scène. A Canal, il rencontre Alain Chabat avec qui il partage un sens aigu de la (grosse) rigolade. En 1987, il devient co-auteur de Objectif Nuls et se retrouve à l'antenne, un peu malgré lui, pour présenter la météo déjantée du JTN. Au début des années 90, il se consacre au cinéma et franchit les étapes une à une. Acteur, réalisateur, producteur, il profite de l'explosion de la télé numérique et enfile le costume de directeur de chaîne, avec Comédie!. En 2002, et pendant un an, il est le DG de la chaîne qui l'a vu commencer, Canal +.
Atteint de sclérose en plaques, Dominique Farrugia profite de sa notoriété pour lutter contre cette maladie.
Dominique Farrugia est marié depuis 2005 à Isabelle Amaraggi-Farrugia, directrice de com d'un grand lunettier, avec qui il a eu une petite fille prénommée Mia, en mars 2008.

 

Filmographie :
2004 : Casablanca Driver
2004 : RRRrrrr!!!
2003 : Les clefs de bagnole
2003 : Laisse tes mains sur mes hanches
2001 : La stratégie de l'échec
2001 : Grégoire Moulin contre l'humanité (2001) (voix)
1999 : Trafic d'influence
1998 : Que la lumière soit
1998 : La clone
1997 : Didier
1996 : Delphine 1, Yvan 0
1995 : Le futur
1994 : La Cité de la peur
1993 : La Classe américaine (voix)
1991 : Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück
1990 : "Histoire(s) de la télévision"(émission télé)


"Sclérose en plaques : 80.000 malades en France souffrent le martyre de cette affection qui dégrade le système nerveux central, rappelle Paris Match. Parmi ces malades, Dominique Farrugia, qui a accordé un entretien poignant à l'hebdomadaire d'actualités.

Ce dernier est porte-parole de l'Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (Unisep).

La maladie s'est manifestée de manière très étrange, dit-il. De plus en plus fatigué, il avait des fourmis dans le corps, n'arrivait plus à lacer ses chaussures, avait des diffcultés à conduire. Les fourmillements sont devenus plus fréquents. Alain Chabat lui a conseillé d'aller voir un médecin. "Un an plus tard, le verdict tombait".

Il est malade dpuis 18 ans et estime avoir de la chance d'arriver encore à marcher (avec difficultés évidemment), à travailler. Le travail qui est son meilleur médicament d'ailleurs. "Un challenge quotidien".

Chez chaque patient, la sclérose évolue différemment. Chez Dominique Farrugia, elle a progressé lentement. "Un matin, vous vous réveillez (...), vous ne vous sentez pas bien, puis c'est au tour de la jambe, puis vous voyez moins bien". Allers-retours à l'hôpital, cortisone à haute dose. Celà fait 5 ans qu'il se pique tous les matins, pour contrôler l'évolution. Malgré tout, la maladie n'est jamais régulière dit Farrugia, ajoutant qu'il ne peut pas savoir quand elle va le "choper pour de bon ".

Il raconte avoir eu très peur un matin où ses deux jambes étaient paralysées. Un retour à la normale s'est produit suite à une injection de cortisone mais il souligne combien la sensation était horrible. Dominique Farrugia parle d'une épée de Damoclès au dessus de lui. "Et je ne sais pas quand elle va me tomber dessus pour de bon".

Parlant de son état, il dit que son plan de bataille, c'est continuer sa vie sans se relâcher. Et se dit conscient du quotidien beaucoup plus difficile d'autres personnes atteintes de la sclérose. C'est là tout le drame de cette maladie, dit Farrugia : elle désocialise systématiquement le patient. "Elle touche les jambes, les mains et même les yeux. On passe de la canne au fauteuil roulant, parfois très rapidement. Du coup, les malades ne peuvent plus vivre seuls et si leur entreprise n'est pas adaptée à leur handicap, ils ne peuvent plus travailler non plus. Ils sont abandonnés par la société".

Sclérose en plaques : 80.000 malades en France souffrent le martyre de cette affection qui dégrade le système nerveux central, rappelle Paris Match. Parmi ces malades, Dominique Farrugia, qui a accordé un entretien poignant à l'hebdomadaire d'actualités.
Ce dernier est porte-parole de l'Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (Unisep).
La maladie s'est manifestée de manière très étrange, dit-il. De plus en plus fatigué, il avait des fourmis dans le corps, n'arrivait plus à lacer ses chaussures, avait des diffcultés à conduire. Les fourmillements sont devenus plus fréquents. Alain Chabat lui a conseillé d'aller voir un médecin. "Un an plus tard, le verdict tombait".

Il est malade dpeuis 18 ans et estime avoir de la chance d'arriver encore à marcher (avec difficultés évidemment), à travailler. Le travail qui est son meilleur médicament d'ailleurs. "Un challenge quotidien".

Chez chaque patient, la sclérose évolue différemment. Chez Dominique Farrugia, elle a progressé lentement. "Un matin, vous vous réveillez (...), vous ne vous sentez pas bien, puis c'est au tour de la jambe, puis vous voyez moins bien". Allers-retours à l'hôpital, cortisone à haute dose. Celà fait 5 ans qu'il se pique tous les matins, pour contrôler l'évolution. Malgré tout, la maladie n'est jamais régulière dit Farrugia, ajoutant qu'il ne peut pas savoir quand elle va le "choper pour de bon".

Il raconte avoir eu très peur un matin où ses deux jambes étaient paralysées. Un retour à la normale s'est produit suite à une injection de cortisone mais il souligne combien la sensation était horrible. Dominique Farrugia parle d'une épée de Damoclès au dessus de lui. "Et je ne sais pas quand elle va me tomber dessus pour de bon".

Parlant de son état, il dit que son plan de bataille, c'est continuer sa vie sans se relâcher. Et se dit conscient du quotidien beaucoup plus difficile d'autres personnes atteintes de la sclérose. C'est là tout le drame de cette maladie, dit Farrugia : elle désocialise systématiquement le patient. "Elle touche les jambes, les mains et même les yeux. On passe de la canne au fauteuil roulant, parfois très rapidement. Du coup, les malades ne peuvent plus vivre seuls et si leur entreprise n'est pas adaptée à leur handicap, ils ne peuvent plus travailler non plus. Ils sont abandonnés par la société".

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Commentaires (1)

1. MONDET Samedi 21 Avril 2012

Le verdict de la Sclérose en Plaque est tombé pour moi en octobre 2010 à 52 ans, mais je me plaignait de fourmillements, pertes d'équilibre, grande fatigue, jambe droite et bras droit souvent ne répondant plus
J'allais consulter mon médecin mais celui ci mettait cela sur le compte de la fatigue physique et moral de m' occuper depuis 20 ans seule de deux enfants, et de mon petit qui à faillit décéder suite à un accident d'une voiture l'ayant renversé, il avait 16 ans à cette époque en 2006 et je suis restée jour et nuit à ces côtés durant l'hospitalisation, puis au centre de rééducation puis après et toujours
Mais ce que je voudrais soulever, c'est que l'on est en longue maladie, les revenus chutent de moitié, (et je n'avais repris qu'une activité à mi-temps) puis en invalidité 2ème catégorie ou l'on gagne 739 euros mensuel, plus de travail bien sur
durant mes hospitalisations puis la rééducation ou vous êtes dans un centre le bailleur social ( car je réside depuis 20 ans au même endroit en HLM) je répète le bailleur social, sachant ma situation, sachant que j'étais hospitalisée en région parisienne en centre et en milieu hospitalier (j'habite en HAUTE SAVOIE ANNEMASSE) me fait envoyer des courriers d'huissier, puis m'assigne au tribunal, répercute les frais d'huissiers sur les loyers, me demande de déménager, (alors que je suis loin et hospitalisé) me fait couper l'APL et me harcèle chaque mois par téléphone,
Ensuite suive la banque qui ne veut rien savoir non plus de votre situation, le compte est à jour mais parfois le temps des paiements et des rentrées ils vous prennent des frais 1250 euros sur une année
Malgrè la giffle que vous venez de prendre, l'éloignement avec les enfants, rassurer les enfants et les appeler chaque jour, les traitements, les perfusions, la rééducation, vous devez encore sans cesse faire des courriers vous battre, expliquer, chercher des solutions, vous ne vous reposez jamais, vous êtes en douleurs permanente, vous êtes fatiguée et jamais vous êtes à 100% à ne vous occuper que de vous le temps qu'il le faudrait
Aujourd'hui j'attends je jugement du tribunal pour expulsion de mon logement et pourtant le loyer n'est que de 550 euros mensuel (je ne vois pas ce que je pourrais trouver de moins cher) personne ne vous laisse le temps de rentrer chez vous et de chercher un travail à mi temps pour avoir un complément de ressource (je suis sortie du centre le 9 mars 2012 et je suis partie de chez mois en mars 2012) ( je suis à la maison depuis le 15 mars 2012 et de suite j'ai du me présenter au tribunal, j'avais préparer un dossier que la juge n'a pu accepter car la partie adverse ne l'avais pas eu et que je n'avais pas pris d'avocat
Et tout est comme cela
Je souhaiterais que les choses avances et que l'on se batte pour que durant les hospitalisations, les séjours de plusieurs mois dans les centres de rééducation, tous les organismes quelqu'ils soient n'est pas le droit d'intenter une action contre la personne, pas de frais bancaire, de tout soit gelé, ou pris en charge par un organisme, le temps que l'on puisse faire toutes les démarches, auprès de tous les organismes pailleurs, penssion invalidité, MDPH, puis chercher un emploi à mi-temps puisque la maladie ne me permet pas plus dans l'imédiat
Je suis fatiguée, dégoutée, je tiens par mon caractère car je me suis battue et j'ai dit à tous même au juge tout ce que je pensais, et je tiens pour mes enfants qui démarre à peine dans la vie et en aucun cas je veux être à leur charge,
Pour eux je dois être forte et je leur ment pour voir leur sourire,
Je vous demande de m'aider à réagir, je suis capable de vous aider, de réfléchir avec vous
mais il faut faire quelque chose
Bien des gens n'ont pas la force et subissent se retrouve dépocédés de tout ce qui à fait leur vie
Pouvez vous m'aider et me diriger pour faire bouger les choses, pouvez vous me dire aussi vers qui je peu me retourner pour garder mon logement le temps que je trouve un emploi
J'attends beaucoup de vous , vos contacts, expériences
Cordialement
Mme MONDET Patricia

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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012

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