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Films avec acteurs handicapés

Le Huitième Jour

 


affiche  Le Huitième jour 138897

Harry est un homme seul qui se voue sept jours sur sept à son travail. Tout va basculer quand il va rencontrer Georges, une personne handicapée mental qui vit que dans l'instant. Et ces deux êtres que tout oppose vont devenir inséparables.

Pascal Duquenne
image de Le Huitième jourDaniel Auteuil

 

 

 

Yo, También

 

Yo Tambien 1

Un film de Alvaro Pastor et Antonio Naharro

Daniel, 34ans, est le premier trisomique européen à avoir obtenu un diplôme universitaire. Il débute un emploi dans un centre sociale à Séville où il fait la connaissance de la jeune et indépendante Laura. Leur amitié se fait instantanément et devient l'objet de toutes les attentions, au travail et dans leurs familles. Mais la situation ne manque pas de se compliquer quand Daniel tombe définitivement amoureux de Laura. Refusant de se plier aux convenances sociales, Daniel et Laura finiront par construire une amitié unique comme aucun d'eux ne l'a jamais connue.

Yo tambien 2

 YO, TAMBIEN (2009)

Réalisateurs

  • Álvaro Pastor

    Álvaro Pastor

  • Antonio Naharro

    Antonio Naharro

Acteurs et actrices

  • Lola Dueñas

    Lola Dueñas

    Rôle : Laura

  • Pablo Pineda

    Pablo Pineda

    Rôle : Daniel

  • Antonio Naharro

    Antonio Naharro

    Rôle : Santi

  

 

 

 

The Kid Brother / Kenny

[MU] [Vhs rip] Kenny (the kid brother)


The Kid brother est un film de fiction québécois dont le rôle principal est tenu par le jeune handicapé canadien, Kenny Easterday. Kenny est né en 1974 à Pittsburgh aux États-Unis ; il est soudain devenu une star internationale grâce à ce film. Une très courte biographie de Kenny est disponible à la page Kenny Easterday sur Wikipedia (en anglais). À sa sortie en salles au Québec, le film a obtenu un succès incroyable, attirant plus de 277 000 spectateurs. Il faut reconnaître que le film est drôle et touchant et que Kenny est un personnage remarquable de courage. Un film québécois incontournable.
The Kid Brother est aussi connu sous les titres Kenny et Le Petit frère.

Kenny, treize ans, vit dans un quartier ouvrier de Pittsburgh entoure de sa famille. Kenny n'est pas tout a fait un enfant comme les autres. Souffrant d'une agenesie a la naissance, il a ete ampute des jambes et du bassin. Mais tout cela ne l'empeche pas de mener une vie normale et de se deplacer avec agilite a l'aide de ses mains. Son univers et celui de sa famille va etre bouleverse le jour ou une equipe de television vient le filmer lui et ses proches. La particularite de cette famille va faire ressortir sans appel l'hypocrisie et le mensonge des reportages televises.

Claude Gagnon :

interview réalisé au moment de la sortie du film Kenny, en 1989

I-  Le projet : des premiers doutes à la première rencontre.

Comment vous est venu le sujet de Kenny ?

« En novembre 1985, j’ai rencontré un producteur et lui ait dit que ce genre de ce sujet ne m’intéressait pas. Il m’a cependant remis de la documentation et le lendemain il me contactait de nouveau. Je n’étais pas intéressé de faire un film avec une personne handicapée toutefois, je l’ai rencontré et j’ai vu des vidéos. J’ai lu des textes sur Kenny. Je trouvais qu’il y avait quelque de vraiment particulier dans son regard . je n’arrivais pas à le définir. J’avais l’impression qu’il y avait une magie, un mystère chez lui. Dans tous les reportages que j’ai vus, Kenny avait l’air plutôt insignifiant. On ne lui donnait pas la parole (…) Beaucoup de choses m’inquiétaient . D’ailleurs, dès que j’ai commencé à parler du sujet, les gens disaient qu’il s’agissait d’un film pour la télévision, donc d’un documentaire. Personne ne pouvait imaginer que l’on pouvait faire un long métrage de fiction sur un sujet pareil. Cela me gênait beaucoup. J’avais donc décider de laisser tomber. Cependant, j’ai dit au producteur : « si je rencontre Kenny à Pittsburg, je prendrai alors une décision » (…)

Je ne savais pas comment aborder cette œuvre de fiction. En fait, j’avais peur. Peur de tomber dans le sensationnalisme, je ne voulais surtout pas faire l’enfant de cirque, ni un film à violons pour faire pleurer tout le monde. (…) Puis je me suis dit que je n’avais pas le droit de réagir de  cette façon uniquement par crainte, qu’il était sans doute possible de relever ce défi.

Alors je me suis rendu à Pittsburg, j’ai rencontré Kenny, j’ai parlé avec ses parents, son frère et sa sœur.

 Comment s’est déroulée la rencontre avec la famille de Kenny ?

 Pittsburg est un pays très conservateur. Quand la famille m’a vu arriver avec les cheveux longs jusqu’aux épaules, la barbe noire, elle a eu un choc. Je me souviens que Kenny parlait de moi comme d’un hippy, mot que je n’avais pas entendu depuis dix ans. Mais, en même temps, je crois qu’instantanément entre lui et moi, il y a eu une sorte de coup de foudre quand nos regards se sont croisés. Et je n’ai  pas douté qu’il puisse faire l’affaire. J’ai alors estimé que cela irait bien avec lui. Il faut dire que je viens d’un milieu prolétaire. Je tiens à garder ces racines. Pour moi, c’est la culture populaire que je tiens à conserver et à comprendre. Quand je suis arrivé là-bas, la famille a compris – bien que je fasse figure d’intellectuel par mon travail – que je faisais partie de leur groupe. Dès le départ, cela  a créé un climat très sain ente nous.

La famille était donc favorable ?

 Le producteur m’avait précédé de six mois à Pittsburg. Il avait acheté les droits sur l’histoire de Kenny. Evidemment la famille avait très peur. Elle ne savait pas à quoi  s’en tenir. Elle avait accepté en se disant « il faut que Kenny soit vu un peu partout et que les gens finissent par l’accepter. » C’était un point majeur pour elle. Les réactions des gens en voyant Kenny étaient parfois violentes : ils sursautaient, criaient, traversaient la rue… Ces comportements blessaient les parents de Kenny. Ils auraient tellement aimé dire aux gens : mon fils est intelligent, gentil. Alors le fait de montrer Kenny c’était pour eux une sorte de petite vengeance. Et en même temps cela allait libérer Kenny. En le faisant connaître, ils pensaient que les gens auraient de l’admiration, plutot que du dédain pour lui. C’est sa mère, Sharon, qui m’a indiqué ce qu’il fallait faire. Elle voulait que les gens puissent voir Kenny au cinéma. Au Japon, comme aux Etats-Unis, les parents essaient de cacher l’infirmité de leur enfant. Mais le père et la mère de Kenny voulaient qu’il puisse circuler à sa guise, que les passants cessent de se retourner sur son passage. Sharon voulait aider son fils à mener une vie normale dans la société et pour cela il fallait mettre Kenny en contact avec le plus grand nombre possible de personnes. Le cinéma pouvait contribuer à cela .

II- L’écriture du film

Comment avez-vous construit le scénario du film ?

Je suis allé trouver les parents. J’avais un enregistreur  mini-cassette. J’ai passé des heures et des heures individuellement avec chaque membre de la famille : le père, la mère, Kenny, la sœur, même avec les grands-parents. Je voulais m’assurer que j’allais mettre dans le film des choses qui leur plairaient. Je leur demandais ce qu’elles pensaient des documentaires déjà réalisés sur Kenny. La réponse ne dépassait jamais le stade : c’est  bien, c’est gentil. J’ai poussé la mère à dire pourquoi elle n’était pas contente. Elle a admis que « cela est bien beau, bien rose, mais que ce n’est pas nous » Elle considérait ces films comme de la fausse représentation. (…)

Le film n’est pas l’histoire de la famille Easterday. A partir de l’entrevue que j’ai faites, j’ai tâché de voir la psychologie de chaque personnage : comment celui-ci cachait des choses, comment celui- là admettait des choses. C’était une sorte de Rashomon que je faisais avec eux parce que les mêmes faits étaient dits de quatre ou cinq façons différentes. Grâce à ces données, j’ai tracés le caractère psychologique des personnages plus ou moins fictifs (…)

J’ai alors commencé à écrire une histoire en pensant aux angoisses des parents qui s’inquiétaient de Kenny. D’où la séquence du chien. Un chien, pour un enfant normal, ne suscite pas d’inquiétude. tout au plus peut-il subir une petite morsure. Mais pour Kenny cela peut-être la mort instantanée. J’ai pensé  à tout ce qui pouvait se passer dans la tête des personnages. En revoyant les documentaires, les photos, les documents, je me suis aperçu, plus je côtoyais la famille, tout ce qui avait été réalisé par le passé était complètement faux. Ce qui avait été reproduit à leur sujet ne correspondait pas à la réalité ou si peu. C’était une réalité transformée par des télé-objectifs. Même les photos mentaient. Cela m’a beaucoup dérangé.

 III- Le tournage :

Comment était Kenny lors du tournage ?

Lors du tournage, il avait douze ans et quelques mois (…) On lui a présenté le tournage à la fois comme un jeu agréable et un travail sérieux. Il s’amuserait mais devrait se plier à une véritable discipline. Elevé en liberté, Kenny n’a pas une réelle notion de la discipline, mais il y avait quelque chose de merveilleux chez lui : il m’écoutait à la lettre. Nos relations étaient très directes (…)

Tous les comédiens lui répétaient les mêmes recommandations : « écoute le réalisateur, c’est lui le grand boss ». On lui rappelait que lorsqu’on travaille, il faut se coucher tôt. Cela a beaucoup simplifié les rapports. Lorsqu’on travaille avec une personne handicapée, il faut absolument oublier l’image de l’handicapé. J’ai considéré Kenny comme un enfant espiègle à l’exemple de tous les enfants de son âge.

IV- Fiction et réalité :

Dans le film, Kenny refuse la prothèse. En est-il ainsi dans la vie ?

Certains autour de lui voulaient  le forcer  à porter des jambes artificielles. Ces personnes étaient mal à l’aise de le voir en public marchant sur ses mains. Elles préféraient le voir  en chaise roulante, ses prothèses dissimulées. [Ainsi], selon elles, personne ne devait pouvoir se rentre compte de sa condition physique. Je pense qu’il a une sorte de révolte par rapport à ce comportement. Que l’on veuille lui faire porter ses jambes, cela l’a blessé.

Votre film est une fiction. Cependant on y retrouve des aspects de la vie de Kenny.

Le film reflète assez bien son esprit en nous montrant son comportement dans la vie. Cependant, je suis parti de ce qui aurait pu se produire et j’ai inventé. Les chiens, son copain Billy n’existaient pas. J’ai inséré ces éléments parce qu’ils servaient le scénario et faisaient progresser la dramatique. Ils exprimaient les angoisses des parents. J’ai accordé de l’importance à la sexualité d’une façon discrète. Je trouvais cela important pour Kenny qui n’aura pas de vie sexuelle dite normale. C’était intéressant de voir comment lui se comporterait par rapport à la sexualité de son frère, de sa sœur, de ses parents.

Kenny vous a-t-il parlé de ces problèmes ?

Nous en avons parlé. Je lui ai posé plusieurs questions à ce sujet, ainsi qu’à tous les membres de sa famille. Il était très conscient de son état. Sans complexe apparent (…) C’est un enfant remarquable. Mais il vit dans un univers particulier. Il a été amené à se poser des questions sur et sur la vie en général. Il a développé une vision du monde très personnelle. Il  a fréquenté partiellement des écoles. N’oubliez pas qu’il vient d’un milieu défavorisé. Il n’y a pas de livres dans sa maison. D’ailleurs vous n’en voyez pas dans le film (…) Son univers c’est la télévision.

 Etes-vous toujours en relation avec lui ?

Je me suis tellement attaché à  Kenny  que je le considère maintenant comme mon fils. Bien qu’il demeure toujours aux Etats-Unis avec sa famille, on se téléphone régulièrement et je l’invite à passer ses vacances à la maison. Mes trois enfants adorent sa compagnie.


Biography for
Kenny Easterday

 

Kenny Easterday was born in 1974 in West Aliquippa, Pennsylvania with only half a spine, a condition known as sacral agenesis. When he was six months old both of his underdeveloped legs were amputated and the bones were used to reconstruct his spine. He gained some notoriety following the 1988 release of the Canadian movie The Kid Brother (1988), in which he played a fictionalized version of himself. The film developed a small "cult" following in Canada, the US and the UK. To this day, Easterday refuses to use a prosthesis, preferring to walk on his hands or roll around on a skateboard. He was married at the age of 19 to an able-bodied woman named Sarah and often appears on camera as a messenger on The Jerry Springer Show.


ACTEURS

 

 
Kenny Easterday : Kenny
 
Caitlin Clarke : Sharon
 
Liane Curtis : Sandra Kay
 
Zach Grenier : Jesse
 
Tom Reddy : Billy
 
Jesse Easterday :  JrEddy
  portrait de
John Carpenter : le grand-père
 
Gerry Klug : la grand-mère

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012

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