Date de naissance : 17 Décembre 1770 à Bonn , Mort : 26 Mars 1827 à Vienne
Nationalité : Allemagne
Biographie :
Ludwig van Beethoven naît dans une famille de musiciens: son grand-père est maître de chapelle à la cour de l’Électeur de Cologne à Bonn, et son père, y est ténor. Il grandit, avec ses deux frères cadets, dans une famille pauvre. Il ne fait que ses études primaires. Ses talents musicaux se manifestent très tôt et son père décide de les exploiter pour en faire un enfant prodige comme Mozart. C’est dans cet esprit qu’il reçoit, de ce père alcoolique et brutal, une éducation musicale sévère. En 1778, alors âgé de huit ans, il donne son premier concert à Cologne et en 1781, il effectue une tournée en Hollande. En 1787, il se rend à Vienne où il rencontre Mozart. Il doit revenir à Bonn car le décès de sa mère l’oblige, face à l’incapacité de son père alcoolique, à s’occuper de ses jeunes frères.
En 1792, il s’installe à Vienne où il travaille avec Haydn. Il se fait d’abord connaître comme pianiste et improvisateur. Il compose alors ses premières oeuvres qui le propulsent au premier plan du monde musical viennois et international. Il accomplit plusieurs tournées triomphales à Nuremberg, Prague et Berlin. Cette période est assombrie en 1796: dès 26 ans, il commence à devenir sourd et le sera totalement à 47 ans.
De 1799 à 1812, son inspiration connaît un remarquable épanouissement dont témoignent la fécondité et la richesse de sa production. C’est alors qu’apparaissent les premiers chefs-d’oeuvres avec les Sonates pour piano dites « Pathétique » et « Clair de lune ». Cette période, marquée par de nombreuses liaisons menant toutes à des déceptions amoureuses, donne naissance à des oeuvres grandioses dont la Troisième Symphonie dite « Héroïque », Fidelio, son unique opéra, la Sixième Symphonie dite « Pastorale » et la Huitième Symphonie.
Après l’été 1812, il traverse une crise longue et profonde. Découragé et malade, hanté par l’idée du suicide, assailli de problèmes matériels et fatigué de Vienne et de ses intrigues, il s’enferme dans le désespoir et le silence. Une autre lutte épuisante le guette. Avant de mourir, son frère Karl lui confie la tutelle de son fils de neuf ans, situation qui sera à l’origine de nombreux drames familiaux. Il ne communique plus que par écrit ses réflexions qui attestent de son retrait du monde.
Entre 1819 et 1823, la composition de sa gigantesque Missa solemnis, commandée par l’Archiduc Rodolphe, va lui redonner une nouvelle foi en son art. Muré dans sa surdité, il écrit quelques-unes des oeuvres les plus marquantes de l’histoire musicale dont l’une de ses pièces maîtresses la Neuvième Symphonie dite « Ode à la joie » et ses ultimes Quatuors.
Il meurt, à l’âge de 57 ans, alors qu’un terrible orage s’abat sur Vienne. C’est avec la pompe réservée aux héros que 20 000 Viennois accompagnent sa dépouille au cimetière Wöhring
Photos :

![]() |
![]() |
|
| |
Emmanuelle Laborit est née sourde, en France. Ses souvenirs des 7 premières années de sa vie ne sont pas chronologiques. Il n’y a que des anecdotes, des flashs, car elle ne comprenait pas le monde qui l’entourait. Ce monde lui paressait aussi bizarre qu’un mot. Son premier souvenir a été « J’ai poussé des cris, beaucoup de cris. Mes parents disaient que c’étaient des cris aigus d’oiseaux de mer. Alors, ils m’ont surnommée la mouette. »
Avec un orthophoniste, elle apprenait à oraliser. Mais à 7 ans, son père l’emmena dans un centre à Vincennes pour lui apprendre la langue des signes. « A partir de ce jour, je deviens une petite fille « bavarde » et rieuse. »
A 13 ans, elle va entrer à l’école pour sourds mais là il fallait absolument oraliser. Les signes étaient interdits. C’est à ce moment, qu’elle commença sa lutte pour que les signes soient autorisés mais rien n’y fait. Le langage des signes étant toujours considéré comme une sous langue. Entre 13 et 16 ans, Emmanuelle ne fait que des bêtises. Elle teste ainsi les limites qui lui sont imposées. Elle veut absolument être indépendante. Elle vole, sort et se révolte contre l’ostracisme social dont sont frappés les sourds. Pendant cette période de désarrois, va naître sa petite sœur qui deviendra une de ses meilleures confidentes. C’est le moment aussi où ses parents vont divorcer.
Quelque temps après, Emmanuelle se reprend en main et passe son bac. Elle ne le réussira pas. L’année après, elle le repasse et le réussit. Pendant ses examens un réalisateur - acteur va lui proposer de jouer dans une pièce de théâtre « Les enfants du silence. » Elle accepte avec joie.
En 1993, Emmanuelle reçoit un molière pour la révélation théâtrale. Ce fut une grande victoire car elle a prouvé au monde qu’une sourde était l’égale d’une « femme entendante. »
« Le mot handicap, je m’en fous. Il a toujours un côté négatif. Dans la vie, je me sens souvent exclue, pas handicapée. »
Elle s’amuse des médias qui accolent toujours le mot silence à son nom. Elle rit aussi de ceux qui jouent sur le registre dramatique en disant « quel courage ! ». Sourde et muette de naissance, Emmanuelle Laborit est surtout comédienne et une femme de combat
"Inimaginable. C’est ce que j’ai pensé lorsque, à l’âge de 7 ans, j’ai découvert l’IVT, l’International Visual Théâtre, dont je suis aujourd’hui la co-directrice. À l’époque, la langue des signes était encore interdite, on conseillait l’appareillage des sourds, il fallait faire sa scolarité uniquement en français… Mes parents m’ont tout de suite inscrite à l’atelier de théâtre où nous étions seulement quatre. Je n’imaginais pas encore devenir comédienne.
À l’IVT, il y a bien sûr la compagnie théâtrale mais aussi des cours de langue des signes et une maison d’édition. Nous travaillons avec des entendants et c’est une véritable ouverture sur le monde. La manière de percevoir la société pour les sourds est avant tout visuelle. La langue des signes est très différente de la langue française et se structure en fonction de l’espace, de l’expression du visage, etc. Il y a plusieurs registres, des rythmes, une certaine chorégraphie, un argot… Elle s’adapte particulièrement bien au théâtre.
Socialement, les sourds ne sont pas reconnus. Nous n’avons pas accès aux connaissances et à la culture entendante. Beaucoup de portes nous sont encore fermées, même dans les détails de la vie quotidienne. La langue des signes n’est pas reconnue de manière officielle. Certes, la loi de 1991 autorise les parents à choisir entre une éducation oraliste et une éducation en langue des signes pour leurs enfants, mais concrètement, il existe de nombreux problèmes. Il y a encore du travail pour faire connaître et diffuser cette langue. La proposition de reconnaissance au bac ne lèverait pas l’interdiction d’enseignement par des professeurs sourds. J’ai quelques amis diplômés de l’Éducation nationale. Et bien, ils sont correcteurs par correspondance et n’arriveront jamais à donner des cours dans une classe. Le monde des entendants a d’énormes efforts à faire pour que nous arrivions à une véritable égalité.
Il faut beaucoup d’énergie pour se battre, mais je pense que l’engagement fait partie de ma vie. Même si tout était parfait pour les sourds, je continuerais à lutter dans d’autres domaines. Paradoxalement, au théâtre, j’ai été très heureuse de jouer récemment un personnage naïf et marginal dans Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute. J’incarne habituellement des personnages forts, dramatiques et je n’avais jamais travaillé ce genre de rôle. J’y ai pris beaucoup de plaisir."
Aprés quatre ans d'absence, l'héroïne des Enfants du silence revient avec un nouveau look, mais une même énergie, une même franchise. Et quand ses mains parlent, on se tait.Emmanuelle, 28 ans, aime le cinéma "je suis toutefois obligée de voir des films sous-titrés en français" et la musique. "Je n'écoute pas les sons, mais je perçois les vibrations à travers mon cops. Je suis sensible aux rythmes africains, au jazz, au rock, pas du tout à la musique classique, que je ne sens pas, et j'ai toujours beaucoup de plaisir à danser."
Emmanuelle est pressée. Alors que Retour à la vie, le premier long métrage de Pascal Baeumler, dans lequel elle est Louise, une femme ambiguë et brisée, est à l'affiche, elle boucle ses valises. Prête à s'envoler pour la Suisse allemande où elle doit tourner un film de Christoph Schaub. " J'ai participé aussi à Marie-Line, de Mehdi Charel, avec Muriel Robin, mais je ne sais pas encore quand il va sortir... " Les doigts de l'actrice pianotent sur le clavier. Privée momentanément de traducteur, le dialogue entre elle et nous se fait par fax. Les réponses sont concises, précises. Quand on l'interroge sur sa si longue absence (on ne l'avait pas vue depuis 1996), les mots s'emballent, lourds de sens: " Il y a très peu de rôles pour les sourds, comme pour les Noirs ou les Arabes. Vous savez qu'en France, les minorités doivent se battre pour trouver leur place parmi la majorité des personnes dites "normales". Ce n'est pas nouveau. Par exemple, pourquoi n'y a-t-il pas de journaliste noir pour présenter les infos de 20 heures sur les chaînes publiques ? Le combat n'est pas encore fini pour ceux que l'on dit "différents". " Dans son appartement, qu'elle décrit " de couleur chaude et très clair, car j'ai besoin de vivre dans la lumière ", Emmanuelle Laborit retrouve une énergie de militante. On la devine vibrante. Comme elle sait l'être à l'écran. Le regard noir et brûlant. Si éloquante pour dire qu'il est grand temps " que le monde des entendants fasse vraiment connaissance avec nous ". Pourtant, elle s'avoue non pas sereine, mais un peu plus souple. " Aujourd'hui, je sais un peu mieux contrôler ma révolte ", reconnaît-elle.
Enfant, ses parents l'avaient surnommée la mouette, " à cause de mes cris d'oiseau de mer ". Sourde et muette de naissance, Emmanuelle apprend à sept ans le langage des signes. Quand ses mains se mettent à parler, elle découvre le milieu du théâtre et le monde s'ouvre alors à elle.
En 1993, elle reçoit le Molière de la meilleure comédienne pour son interprétation dans Les enfants du silence. Un jour, à la demande du réalisateur Yves Angelo, avec lequel elle tourne en 1996 Un air si pur, elle ose mêler quelques mots à ses gestes. " C'était la première fois au cinéma que j'utilisais ma voix de sourde. " Emmanuelle récidive aujourd'hui dans Retour à la vie. Jusque-là, cette voix, elle l'avait réservée à ses amis, à sa famille, à sa vie de femme, simplement. " Mais j'ai changé, je me suis ouverte, et puis, après tout, des comédiens étrangers jouent bien dans des films français avec leur accent, alors pourquoi pas moi avec un accent de sourd ? " Ce qu'elle a encore du mal à supporter, ce sont toutes ces questions sur son autonomie, son indépendance. " Je comprends ces questions, un entendant a du mal à se mettre à la place d'un sourd, mais dans ma vie, je n'ai besoin de personne. " Sa vie, justement, la comédienne ne veut plus trop en parler. " Comprenez-moi,j'ai envie de me protéger. " Séparée de Jean Dalric, son partenaire et metteur en scène des Enfants du silence, tout juste accepte-t-elle de dire que, pour se sentir bien, il lui suffit de choses simples : une balade dans un musée, un verre pris à une terrasse de café avec des amis, un repas en famille, un coucher de soleil... Ces petits riens qui font la vie belle... Jeanne Bordes

Fiche :
Auteur : Emmanuelle LABORIT
Editeur : Robert Laffont
Collection : Vecu
Type : Biographie
Genre : Témoignage
ISBN : 2221076737
Année de parution : 1994
Nombre de pages : 216
Résumé :
"J'ai poussé des cris, beaucoup de cris. Parce que je voulais m'entendre et que les sons ne me revenaient pas.
Mes appels ne voulaient rien dire pour mes parents. C'étaient, disaient-ils, des cris d'oiseaux de mer. Alors, ils m'ont surnommée la mouette.
Et la mouette criait au-dessus d'un océan de bruits qu'elle n'entendait pas, avec la sensation d'être enfermée derrière une énorme porte, qu'elle ne pouvait pas ouvrir pour se faire comprendre des autres."
Lorsque Emmanuelle Laborit a sept ans, elle découvre la langue des signes. Le monde s'ouvre enfin. Elle devient une petite fille rieuse et "bavarde".
A l'adolescence, pourtant, tout bascule. Aux désarrois de son âge s'ajoute la révolte de voir nier l'identité des sourds. Emmanuelle ne peut plus concilier l'univers des entendants et le sien. Elle se referme, dérive, se perd dans des expériences chaotiques. Mais, lucide et volontaire, elle réagit et choisit de se battre : elle réussit à passer son bac, lutte pour faire reconnaître les droits des trois millions de sourds français, puis s'impose magistralement au théâtre dans "Les Enfants du silence".
Le cri de la mouette est le témoignage d'une jeune fille qui, à ving-deux ans, a déjà connu la solitude absolue, le doute et le désespoir, mais aussi le bonheur, la solidarité et la gloire.
Extrait :
J'ai décidé de ne plus rien faire en classe. J'en ai marre de leurs cours, marre de lire sur des lèvres, marre de m'escrimer à faire sortir des grincements de ma voix, marre de l'histoire, de la géo, même du français, marre des professeurs découragés qui n'en finissent pas de m'engueuler, marre de moi au milieu des autres. La réalité me dégoûte un peu. Alors je décide de ne plus la regarder en face. Je fais ma révolution.
Passer ma vie à l'école, c'est ridicule. Les heures les plus importantes de ma vie se perdent en prison. J'ai l'impression qu'on ne m'aime pas, que je n'arrive pas à suivre. Et que tout ça ne sert à rien.
L'avenir est quelque chose de mystérieux. Je ne sais pas ce que c'est. Je ne veux pas savoir. Je e dis : "On va mettre ça de côté, en attendant."
Et en attendant, je rêve de voyages, de randonnées illimitées, de voir du pays, d'autres cultures, d'autres gens. Je rêve de vie. Je n'écoute pas. Même les erreurs, j'ai envie de les connaître. On a beau me dire : "Attention à ci, attention à ça… tu vas faire des erreurs."
A treize ans, je suis contre le système, contre la manière dont les entendants gèrent notre société de sourds. J'ai le sentiment d'être manipulée, on veut effacer mon identité de sourde. Au lycée, c'est comme si on me disait :
"Il faut que ta surdité ne se voie pas, il faut que tu entendes avec ton appareil, que tu parles comme une entendante. La langue des signes, ce n'est pas beau. C'est une langue inférieure…"
C'est essentiellement contre cette stupidité que ma révolte gronde. Je l'ai entendue toute mon enfance ; je me suis tue, jusqu'au moment où cette sorte de colère a éclaté.
A treize ans, j'explose. Je suis contre tout. Je veux mon monde à moi, ma langue à moi, et que personne ne s'en mêle.
La surdité est le seul "handicap" qui ne se voit pas. On voit les gens en fauteuil roulant, on voit que quelqu'un est aveugle, ou mutilé, mais on ne voit pas la surdité, alors les autres rêvent de l'effacer, puisqu'elle n'est pas visible. Ils ne comprennent pas que les sourds n'aient pas envie d'entendre. Ils nous veulent semblables à eux, avec les mêmes désirs, donc les mêmes frustrations. Ils veulent combler un manque que nous n'avons pas.
Entendre, je m'en fous ! Je n'en ai pas envie, ça ne me manque pas, je ne sais même pas ce que c'est. On ne peut pas avoir envie de quelque chose qu'on ignore. (Pages 95-96)
Critique/Presse :
"Dans « Le cri de la mouette », Emmanuelle Laborit nous écrit un récit qui témoigne de sa lutte, en tant que sourde, pour entrer dans le monde des entendants.
C’est en pensant aux difficultés qu’elle a vécues qu’elle a eu l’idée d’écrire un livre. Elle donne aussi aux trois millions de sourds l’espoir de sortir de leur désarroi dans un monde qui n’accepte pas la différence.
.Pour moi, Ce livre est très instructif car il nous apprend à mieux réagir devant un sourd. L’auteur de ce livre nous montre aussi que les sourds ne veulent pas tous devenir entendants. Cela, beaucoup de médecins et de familles ne le comprennent pas. A travers ce livre, on apprend que les sourds ont non seulement besoin des entendants mais aussi de leurs semblables, car le monde des entendants semble trop étriqué."
Christine Frederickx.
Je me présente ainsi, je m’appelle Sophie Vouzelaud, née le 21 Juin 1987 à Saint-Junien.
Durant toute mon enfance, j’ai toujours rêvé de faire des défilés. Je prenais des vètements de ma mère dans son armoire pour m’entraîner à défiler avec mes amis ou toute seule. Je revais d’être dans le mannequinat. Pour les élections de Miss France, j’étais mal informée, mais en grandissant, j’ai fini par comprendre l’importance des Miss France.
Avant l’élection de Miss Limoges, ma mère m’a informée que je pouvais participer à cette élection. J’ai accepté sa proposition en pensant que l’expérience acquise me servirait. Cette élection a eu lieu à Limoges le 11 février 2006, et j’ai fini 1ère Dauphine de Miss Limoges : je ne m’y attendais pas. Pour moi cela a été une très bonne surprise. Puis j’ai participé aux activités de Miss comme le carnaval, la fête de la Saint-Jean et quelques défilés ici et là. Est-ce à cause de mon handicap ? Je me posais des questions...
Ensuite a eu lieu l’élection traditionnelle de Miss Limousin 2007 le 14 octobre 2006. J’ai présenté ma candidature en ayant toujours à l’esprit que cela me servirait d’expérience par la suite. La roue de la chance a tourné vers moi. Le public a majoritairement voté pour moi et je les remercie d’ailleurs d’être venus si nombreux. Ce jour-là était l’un des plus beaux de ma vie. Grâce à cette élection, j’ai pu participer au fameux concours de Miss France.
Comme chaque année, celles qui participent à l’élection de Miss France vont visiter un pays merveilleux. Et le pays en question que j’ai visité pendant une semaine avec les autres Miss n’était autre que l’ïle Maurice. C’est une très belle île avec une magnifique plage, des bons repas, des animations…
Au cours de cette semaine, j’ai pu échanger avec les autres Miss et je garderai en souvenir ces moments précieux. Pourtant, cela a été très dur pour moi de comprendre les autres. Une fois revenue en France, je suis allée au plateau télévisé de Star Academy 6. J’ai bien aimé la soirée, il y avait beaucoup d’émotions, de sensations, de vibrations, et j’ai pu rencontrer des gens très sympathiques. D’ailleurs j’étais même surprise que l’équipe de France 3 LIMOUSIN se soit déplacée pour moi. Je l’en remercie chaleureusement. Je remercie également tous les médias de France qui se sont mobilisés pour moi. Je me suis rendue compte que mon handicap pouvait être un combat à mener.
J’ai une attention particulière pour Laura TREVES, la chorégraphe de Miss France, et son assistant qui ont été exceptionnels pour moi. Grâce à eux j’ai pu être comme tout le monde sur scène. Je les en remercie mille fois.
Le samedi 8 Décembre 2007, à Poitiers, a eu lieu l’élection de Miss France 2007. Ce jour -là était un jour inoubliable, avec des évenements fantastiques. Tout d’abord, la chorégraphie de James Bond Girl que beaucoup de personnes ont appréciée. Je vous mets ci joint la célèbre photo sur laquelle je porte ma robe argentée :
Quelques mots en particulier pour Muriel Robin que j’admire, qui a été adorable avec moi, et Jean-Pierre Foucault qui a su s’adapter à ma situation lors de la soirée.
En ce qui concerne la traductrice, je la remercie de son courage d’avoir été présente sur le plateau pour me traduire. Sans elle, je pense que je n’aurais pas pu parler au micro et faire comprendre que je peux m’exprimer en Langue des Signes et m’exprimer oralement lorsque j’y suis obligée.
Je remercie aussi Madame de Fontenay qui a eu confiance en moi, le public et les médias et tous ceux qui me soutiennent : cela m’a donné la motivation de vouloir continuer à combattre pour la surdité. Je souhaite continuer à le faire en espérant qu’ils me soutiendront car c’est mon principal objectif.. Je remercie également monsieur Thierry Moreau, le directeur de Télé 7 Jours qui se bat à mes cotés.
Je tiens à remercier le quotidien Le Populaire du Centre et son directeur, François Gilardi, Laurent Borderie, Jean-Marie Miss et et tous les élus de ma région qui ont tout fait pour être présents à mes côtés.
Je remercie d’ailleurs le Credit Agricole du Centre Ouest Limoges de m’avoir éditée des milliers de photos dédicacées.
Je remercie à mon président du Comité Miss Marche LIMOUSIN, Monsieur Christian Cheyroux, pour m’avoir suivie tout au long de cette année.
Je remercie vivement à Olivia KLEM, styliste à Lyon 06 64 15 64 63, et l’atelier d’Isabelle à Bellaruc les Bains au 06 23 75 19 79, de m’avoir prêtée leurs robes magnifiques tout au long de l’année.
Je remercie également le magasin de vêtements "Maillard" de Limoges (05 55 34 18 80) pour m’avoir prêtée leurs robes, tailleurs et autres vêtements très jolis.
Que de chemin parcouru pour Sophie depuis son élection à Miss Limoges 2006, suivi de l’élection à Miss Limousin 2006 pour se retrouver Première Dauphine de Miss France 2007 le 9 décembre 2006 à Poitiers !
Sourde de naissance et utilisant la Langue des Signes Française pour communiquer, Sophie a su, tout au long de son année, représenter dignement son titre et apporter son charme et sa notoriété pour défendre l’accessibilité des personnes sourdes.
A travers ce site, découvrez le parcours de Sophie, sa biographie, sa galerie de photos…
Aujourd’hui, Sophie est devenue l’ambassadrice nationale de HECA (Handicap Emploi du Crédit Agricole du centre-ouest), de Samsung France et de la Fédération Nationale des Sourds de France .


Pourquoi écrire un livre ?
On me l’a proposé juste après l’élection, mais je ne me voyais pas écrire un livre. Au bout d’une année de rencontres avec le public qui me posait régulièrement les mêmes questions sur mon enfance, la période présélection, et mon combat, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin, de répondre à leurs interrogations plus en profondeur : le livre était devenu le support idéal pour communiquer un message.

Pas si fou que cela Alain Afflelou. Il vient d'embaucher Sophie Vouzelaud, Première Dauphine de Rachel Legrain-Trapani et sourde de naissance, pour être l'égérie de sa marque de lunettes.
Il manquait d'égérie depuis un petit moment. A l'instar d'Atooool les Opticiens ou de Krys (qui vient de se payer Alain Delon), Alain Afflelou a déniché sa perle rare.
Sophie Vouzelaud avait marqué l'élection de Miss France2007. Sourde de naissance, sa beauté et sa gentillesse l'avaient propulsée Première Dauphine de Rachel Legrain-Trapani. A cette époque-là, Geneviève de Fontenay était encore dans l'organisation du concours. Et d'ailleurs, la jeune femme de 24 ans dit avoir gardé de bons contacts avec elle.
Dans une interview parue dans TVMag.com, elle exprime son immense joie d'avoir été choisie pour incarner la marque de lunettes d'Alain Afflelou : "C'est la première fois en quatre ans que l'on fait appel à moi pour ma beauté. Quand il m'a proposé de devenir l'image de sa marque de lunettes, j'étais enchantée. Beaucoup de portes se sont fermées pour moi dans le mannequinat par crainte que je ne comprenne pas. Alors que je suis aussi capable qu'une autre fille de faire du mannequinat. La proposition d'Alain Afflelou est un soulagement."
On reverra donc le joli visage de la jeune femme originaire de Saint-Junien dans les prochaines campagnes de pub. On ignore si elle a vraiment besoin de porter des lunettes, mais elle semble très satisfaite des premiers clichés de promotion. En tout cas, la Miss sait se qu'elle veut. Dans la suite de l'interview, elle revient sur les nombreuses propositions télévisuelles qui lui ont été faites depuis l'élection de fin 2006 : "J'avais refusé d'aller dans l'émission de Cauet sur TF1 parce que, sans le connaître, je trouvais qu'il n'avait pas l'air sympa. Mon ami Jean-Luc Reichmann m'avait convaincue d'y aller avec lui et ça s'était très bien passé. En revanche, j'avais refusé La Ferme Célébrités en Afrique et Pékin Express."
Voilà une belle opportunité en tout cas qui se dégage avec cette campagne de pub et comme elle, on lui souhaite de poursuivre longtemps cette collaboration.
Première dauphine de l’élection Miss France 2007, la saint-juniaude Sophie Vouzelaud est l’affiche du film « L’amour, c’est mieux à deux » avec Virginie Efira. Le film est programmé en avant-première nationale le 30 avril, au ciné-bourse de St-Junien.
Les handicapés, dans notre société, n’ont jamais le beau rôle. Au théâtre ou au cinéma, on leur donne rarement le premier rôle.
Comment oublier toutefois qu’Emmanuelle Laborit, jeune fille sourde, reçut un Molière pour son interprétation dans « Les enfants du silence » ?
Jusqu’à une période très récente, Sophie Vouzelaud n’osait pas imaginer une seconde qu’elle pourrait un jour se glisser dans la peau d’un personnage de fiction.
Le site Internet de Sophie Vouzelaud, ici.
Toute petite, en feuilletant les magazines, elle ne pouvait s’empêcher de rêver au destin de ces starlettes qui gravissent les marches du palais des festivals, à Cannes. Enfermée dans sa bulle, elle se disait que jamais elle ne pourrait leur ressembler.
Mais après avoir flirté avec la gloire lors de l’élection de Miss France 2007, elle a compris qu’il ne faut jamais perdre espoir.
Aujourd’hui, en effet, elle fait ses premiers pas au cinéma, aux côtés de Clovis Cornillac et Virginie Efira, dans un film co-réalisé par Dominique Farrugia et Arnaud Lemort.
Profitant de cette opportunité, Marc Riffaud, directeur du ciné-bourse, a tout fait pour programmer » L’amour c’est mieux à deux « , en avant-première nationale, à Saint-Junien.
Le film sera donc projeté sur le grand écran de la ville, le vendredi 30 avril, à 20 h 30.
Il sera suivi d’une discussion entre Sophie Vouzelaud et le public.
Ceux qui ne pourront se déplacer ce soir-là auront l’occasion de voir le film lors de sa sortie, le mercredi 5 mai.
Il y a un an, coup de téléphone de Dominique Farrugia à Sophie. » Je n’osais pas y croire « , dit-elle. » Il a insisté pour que je vienne à Paris effectuer un essai pour son prochain film. Une sourde au cinéma! Pour moi, c’était impossible « .
Le réalisateur tenait absolument à voir le rôle de la soeur sourde-muette de Virginie Efira tenu par une vraie sourde-muette.
« On a donc fait passer des essais à pas mal de filles « , raconte -t-il. Et puis je me suis souvenu du passage de Sophie au concours de Miss France. Je l’avais trouvée extrêmement touchante. Je l’ai invitée à passer des essais, et elle s’est révélée la meilleure « .
Dans ce film, Sophie porte le prénom d’Hélène, comme celui de sa maman. On pourrait, là aussi, voir un signe du destin quand on connait le combat mené depuis toujours par Hélène Vouzelaud pour donner à sa fille toutes les chances d’être enfin « comme tout le monde ».
Les spectateurs vont vite constater que Sophie ne fait pas de la figuration. Etonnante de naturel, elle est présente dans plusieurs scènes.
Pour corser la difficulté, la grande Sophie est restée clouée (pour les besoins du film) dans un fauteuil roulant.
Un mois avant le tournage, Sophie a subi un entraînement intensif. Avec une association handisport de Limoges, elle a appris à jouer au basket-ball dans un fauteuil roulant.
Consciente d’avoir vécu une expérience hors du commun, la jeune femme a envie de prolonger son aventure cinématographique.
Même si elle a encore d’autres combats à mener. Le sous-titrage de tous les films, par exemple, pour les personnes sourdes, après le passage au numérique.
Site de Sophie Vouzelaud :http://www.sophievouzelaud.fr/
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012