
1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...

Fiche :
Auteur : Emmanuelle LABORIT
Editeur : Robert Laffont
Collection : Vecu
Type : Biographie
Genre : Témoignage
ISBN : 2221076737
Année de parution : 1994
Nombre de pages : 216
Résumé :
"J'ai poussé des cris, beaucoup de cris. Parce que je voulais m'entendre et que les sons ne me revenaient pas.
Mes appels ne voulaient rien dire pour mes parents. C'étaient, disaient-ils, des cris d'oiseaux de mer. Alors, ils m'ont surnommée la mouette.
Et la mouette criait au-dessus d'un océan de bruits qu'elle n'entendait pas, avec la sensation d'être enfermée derrière une énorme porte, qu'elle ne pouvait pas ouvrir pour se faire comprendre des autres."
Lorsque Emmanuelle Laborit a sept ans, elle découvre la langue des signes. Le monde s'ouvre enfin. Elle devient une petite fille rieuse et "bavarde".
A l'adolescence, pourtant, tout bascule. Aux désarrois de son âge s'ajoute la révolte de voir nier l'identité des sourds. Emmanuelle ne peut plus concilier l'univers des entendants et le sien. Elle se referme, dérive, se perd dans des expériences chaotiques. Mais, lucide et volontaire, elle réagit et choisit de se battre : elle réussit à passer son bac, lutte pour faire reconnaître les droits des trois millions de sourds français, puis s'impose magistralement au théâtre dans "Les Enfants du silence".
Le cri de la mouette est le témoignage d'une jeune fille qui, à ving-deux ans, a déjà connu la solitude absolue, le doute et le désespoir, mais aussi le bonheur, la solidarité et la gloire.
Extrait :
J'ai décidé de ne plus rien faire en classe. J'en ai marre de leurs cours, marre de lire sur des lèvres, marre de m'escrimer à faire sortir des grincements de ma voix, marre de l'histoire, de la géo, même du français, marre des professeurs découragés qui n'en finissent pas de m'engueuler, marre de moi au milieu des autres. La réalité me dégoûte un peu. Alors je décide de ne plus la regarder en face. Je fais ma révolution.
Passer ma vie à l'école, c'est ridicule. Les heures les plus importantes de ma vie se perdent en prison. J'ai l'impression qu'on ne m'aime pas, que je n'arrive pas à suivre. Et que tout ça ne sert à rien.
L'avenir est quelque chose de mystérieux. Je ne sais pas ce que c'est. Je ne veux pas savoir. Je e dis : "On va mettre ça de côté, en attendant."
Et en attendant, je rêve de voyages, de randonnées illimitées, de voir du pays, d'autres cultures, d'autres gens. Je rêve de vie. Je n'écoute pas. Même les erreurs, j'ai envie de les connaître. On a beau me dire : "Attention à ci, attention à ça… tu vas faire des erreurs."
A treize ans, je suis contre le système, contre la manière dont les entendants gèrent notre société de sourds. J'ai le sentiment d'être manipulée, on veut effacer mon identité de sourde. Au lycée, c'est comme si on me disait :
"Il faut que ta surdité ne se voie pas, il faut que tu entendes avec ton appareil, que tu parles comme une entendante. La langue des signes, ce n'est pas beau. C'est une langue inférieure…"
C'est essentiellement contre cette stupidité que ma révolte gronde. Je l'ai entendue toute mon enfance ; je me suis tue, jusqu'au moment où cette sorte de colère a éclaté.
A treize ans, j'explose. Je suis contre tout. Je veux mon monde à moi, ma langue à moi, et que personne ne s'en mêle.
La surdité est le seul "handicap" qui ne se voit pas. On voit les gens en fauteuil roulant, on voit que quelqu'un est aveugle, ou mutilé, mais on ne voit pas la surdité, alors les autres rêvent de l'effacer, puisqu'elle n'est pas visible. Ils ne comprennent pas que les sourds n'aient pas envie d'entendre. Ils nous veulent semblables à eux, avec les mêmes désirs, donc les mêmes frustrations. Ils veulent combler un manque que nous n'avons pas.
Entendre, je m'en fous ! Je n'en ai pas envie, ça ne me manque pas, je ne sais même pas ce que c'est. On ne peut pas avoir envie de quelque chose qu'on ignore. (Pages 95-96)
Critique/Presse :
"Dans « Le cri de la mouette », Emmanuelle Laborit nous écrit un récit qui témoigne de sa lutte, en tant que sourde, pour entrer dans le monde des entendants.
C’est en pensant aux difficultés qu’elle a vécues qu’elle a eu l’idée d’écrire un livre. Elle donne aussi aux trois millions de sourds l’espoir de sortir de leur désarroi dans un monde qui n’accepte pas la différence.
.Pour moi, Ce livre est très instructif car il nous apprend à mieux réagir devant un sourd. L’auteur de ce livre nous montre aussi que les sourds ne veulent pas tous devenir entendants. Cela, beaucoup de médecins et de familles ne le comprennent pas. A travers ce livre, on apprend que les sourds ont non seulement besoin des entendants mais aussi de leurs semblables, car le monde des entendants semble trop étriqué."
Christine Frederickx.
Par Jean-Jacques Badie
Par Marie-Claude Rogerat
Par Edna Arseneault-McGrath
Par Denise Merle d'Aubigné
Ou page suivante....


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Légume vert Philippe VIGAND |
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Résumé
Atteint du locked-in syndrom (ou syndrome de l’enfermement) depuis vingt ans, Philippe Vigand est paralysé des pieds à la tête. Privé de l’usage de la parole, il ne peut s’exprimer que par battements de paupière. Le handicap est (très) lourd, mais le cerveau intact, l’esprit vif, le regard aigu, l’humour corrosif. Au fil des années, Philippe Vigand s’est habitué à son état et n’aspire plus qu’à être traité comme un homme normal. Alors il s’étonne, parfois s’amuse, souvent s’agace de ce que beaucoup le considèrent au mieux comme un spécimen, au pire comme un légume. C’est ce décalage quasi permanent entre ce qu’il est, au-delà des apparences, et la façon dont les autres le perçoivent qu’il raconte ici à travers des anecdotes vécues. Ses récits sont tout à la fois drôles, savoureux, grinçants et émouvants. Philippe Vigand n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Il préfère garder ses forces pour goûter les plaisirs de la vie et sa lucidité pour épingler ses travers… et les nôtres ! Un livre tonique et décapant.
Diffusion Interforum |
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L'auteur Philippe Vigand a déjà publié Putain de silence (1997) avec sa femme Stéphane, puis Promenades immobiles (2000), Meaulne, mon village (2004). |
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Oscar Pistorius est né en 1986 en Afrique du Sud. Une malformation congénitale le condamne à être amputé des deux jambes à l’âge de onze mois. Triple recordman mondial et triple champion paralympique sur 100, 200 et 400 mètres grâce à ses prothèses en fibre de carbone, il a été classé en 2008 parmi les cent personnes les plus influentes au monde par le magazine Time, dans la catégorie « Héros et Pionniers ».

Oscar Pistorius
Un athlète amputé des deux pieds, interdit de compétition face à Usain Bolt pour... « avantage déloyal » ? Telle est la conclusion du rapport de la Fédération internationale d'athlétisme, rendu public le 14 janvier 2008 : juché sur ses lames en fibres de carbone, Oscar Pistorius, 22 ans, a fait de son handicap un atout. Ses démarrages sont laborieux, mais ses accélérations... exceptionnelles !
Quatre mois plus tard, à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport rend un verdict inverse : à condition de satisfaire aux minima requis, « Blade Runner » pourra concourir avec les « valides » à Pékin. Oscar échoue à se qualifier pour 70 centièmes de seconde, mais aux Jeux paralympiques il est cette année-là triple médaillé d'or sur 100, 200 et 400 mètres, et recordman du monde de ces trois disciplines en 10'91'', 21'58'' et 46'25''.
Oscar Pistorius raconte son extraordinaire histoire : ses jeux d'enfance, sa passion précoce pour tous les sports (boxe, surf, rugby, tennis...), la prise de conscience de son handicap à l'âge de sept ans, son premier amour, ses premières olympiades en 2004 à Athènes, ses heures de découragement, son appétit de vaincre inentamé, mais aussi quelques anecdotes savoureuses : tel ce jour de 2007 où il faillit manquer une compétition à Houston parce qu'un plaisantin lui avait caché ses jambes...
Un témoignage qui est aussi une formidable leçon de vie : « Nous avons tous un handicap, mais nous avons tous aussi la possibilité de dépasser nos limites. »

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Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012




