
1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...
Définition :
Si on se réfère à une définition classique :
En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné. La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité, qui la distinguait des animaux.
En sociologie, la culture est définie comme « ce qui est commun à un groupe d'individus » et comme ce qui le « soude ». Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » Ce « réservoir commun » évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer.
Selon FREUD : C'est ce qui nous donne l’envie d’apprendre, c’est un manque originel qui permet à tout sujet d’établir des relations avec l’autre et de combler momentanément ce manque avec les objets de cet autre.
La culture contemporaine du handicap est assumée et participative, elle est créée par les acteurs du handicap eux même.
Naissance de la Culture du Handicap:
Il semble que selon le type de handicap, cette culture soit assez ancienne.
Telle, la Culture sourde, fondée par un groupe uni avec une langue (langue des signes) et une appartenance forte, puisque aboutissant parfois à un refus des progrès de la science médicale comme les implants cochléaires, dont il faut bien reconnaître une efficacité très variable.
La culture aveugle est aussi assez bien structurée bien que moins organisée, mais avec une écriture (le braille) et des investissements de groupes ou individuels nombreux.
Ces deux handicaps, sont ce que j'appelle des handicaps sociaux car intégrés à la société, bien que bénéficiant aujourd'hui de terminologie édulcorée : « mal entendants », « mal voyants », qui a le mérite d'une intégration ou assimilation d'autant plus facile que nous présenterons tous un jour ou l'autre, du moins partiellement, ces handicaps, grâce à l'allongement de la durée de vie dû aux progrès de la médecine.
Ces artifices de langage ont au moins l'intérêt de démontrer que seule existe une différence de degré entre la norme et la dissemblance.
En ce qui concerne les autres handicaps, bien qu'il ne soit pas opportun de créer une hiérarchie ou une différence là ou la démarche même a pour but de les supprimer, il faut bien constater que la société a un ressenti autre selon le handicap ou les handicaps.
Le handicap moteur, mental, le polyhandicap sont perçus de façons différentes. La naissance d'une culture dans ces domaines est beaucoup plus récente, quelques années tout au plus,
Pour ma part, j'ai pu observer des exemples à partir des années 2008-2009.
Lisons les propos du Professeur Emmanuel Hirsch lors d'un colloque d'éthique de Bicêtre :
« Certains l'ont compris et l'expriment à travers des initiatives qui surprennent, déroutent et fascinent, inventant et instaurant de nouveaux territoires du possible.
Il est, à l'écart des cheminements habituels et des considérations rarement discutées, des personnes qui adoptent pour nous, au nom de notre conscience collective, des positions de résistances : elles témoignent des valeurs les plus élevées de nos principes d'humanité...
…Il nous faut inventer des possibles, renouer avec l'humanité,reconquérir des espaces de vie, édifier ensemble un avenir, susciter des relations, vivre la communauté d'un espoir, exiger de chacun d'entre nous la capacité et la subtilité d'une attention. Il nous faut défier les préventions et les peurs : elles font de ce qui semble nous être différent, ce qui nous devient étranger et indifférent.
...Apprendre l'autre, le découvrir, le reconnaître dans sa vérité et sa dignité d'être, c'est aussi rendre possible la rencontre inattendue avec ce que nous sommes dans notre simplicité. »
Propos qui expriment de façon remarquable les initiatives, les inventions, les résistances, que l'on retrouve dans les prises de position d' associations, dans l'engagement de certains groupes d' handicapés moteurs, dans certaines inventions individuelles, et même de façon plus délicate dans de « nouveaux territoires du possible » par certaines familles, dont la nôtre.
D'autres, sans engagement militant, ont une vie qui par leur exemplarité participe à la création d'une Culture du Handicap. Cependant tout le monde n'a pas le talent de pouvoir, simplement par sa vie exemplaire participer à cette démarche. Il faut donc se montrer créatif et participer modestement à la poursuite de la création de cette Culture contemporaine.
Le constat en 2012 :
Il existe une Culture Contemporaine du Handicap, aujourd'hui, avec des traits distinctifs, matériels, intellectuels, artistiques, des modes de vie et un système de valeurs spécifiques.
Le bilan de l'existant a pour but de faire le point en 2012.
* En 1999 :
« Il ne s’agit pas de considérer les handicapés comme une minorité ethnique mais de constater que s’est développée une culture du handicap faite d’un style de vie, de modes de vie, d’un langage, d’une organisation sociale, d’un espace d’expression (territoire) propre qui crée, qu’on le veuille ou non, une identité collective. Il convient toutefois de nuancer ce constat car, bien qu’elles soient de plain pied dans le monde du handicap, les personnes handicapées physiquement refusent toute confusion / assimilation avec les personnes handicapées mentalement. Cependant, cette culture du handicap s’est construite sur un certain rapport social entre Etat et milieu associatif et s’est développée dans des interactions individuelles et collectives qui à la différence d’une autre culture ne s’est pas construite de l’intérieur par des acteurs lui donnant sens mais de l’extérieur dans les plans sécants de la culture environnante dominante du non handicap. »
La différence en 2012, la culture contemporaine du handicap est construite de l'intérieur. Les handicapés eux mêmes en deviennent les acteurs, ce qui est une révolution psychologique et sociologique.
Conclusion :
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
Date de dernière mise à jour : Dimanche 29 Janvier 2012




