
1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...
Association Perce Neige
Le handicap mental
Mais où sont les personnes handicapées mentales ? On les voit si peu dans nos rues, dans nos centres-villes ou nos jardins publics. Les personnes handicapées mentales sont devenues presque invisibles aux yeux de nos concitoyens. Par peur, par ignorance, par gêne... les regards se détournent, les yeux se ferment, les murs se dressent, les esprits s'obscurcissent et les incompréhensions se multiplient. Et pourtant...
Le handicap mental, même s'il est fréquemment acquis dès la naissance ou la petite enfance, peut survenir par d'autres causes, par exemple à la suite d'une maladie ou d'un accident. Nulle famille ne peut se croire à l'abri de ce risque. Le handicap mental présente de multiples facettes. Ce n'est pas le combat de quelques-uns, mais de tous. Un combat de longue haleine, car il atteint la personne pour sa vie entière, un combat qui concerne les médecins, les personnels soignants et éducatifs, les bénévoles des associations, et bien sûr, en tout premier lieu, les parents. Informer pour mieux lutter
Le handicap mental, quelle qu'en soit l'origine, vient réduire les facultés intellectuelles du sujet, sa compréhension, ses apprentissages, son jugement, son attention, sa capacité à décider. Il limite l'autonomie de la personne et modifie ses relations aux autres. Faire connaître le handicap mental, c'est faire dépasser les a priori qui s'y attachent.
Perce-Neige, accueille actuellement des personnes handicapées, adultes dans leur très grande majorité. Les résidents présentent une grande diversité de handicaps, tant par leurs déclinaisons que par leur cause.
Ainsi, sur une étude réalisée à l'été 2006 dans nos établissements, nous dénombrons :
* 92 % de handicaps congénitaux et de la petite enfance,
* 8 % de handicap acquis au cours de la vie, à la suite d'une maladie infectieuse, métabolique, d'un accident vasculaire cérébral, ou encore, et plus rarement, tentative de suicide ou accident.
Dans un cas comme dans l'autre, certains troubles ou pathologies viennent compliquer le handicap ; c'est le cas de l'épilepsie, qui touche 22 % des handicaps de l'enfance et congénitaux, et 7 % des handicaps survenus au cours de la vie. Une autre complication naît de l'intrication de troubles de la personnalité ou du comportement, avec le handicap mental. Il en est ainsi des troubles névrotiques, psychotiques, ou encore des troubles envahissants du développement ou de l'autisme.
Enfin, des difficultés motrices ou psychomotrices sont bien souvent associées, là encore à des degrés très divers qui vont de la simple gêne au polyhandicap sévère.
Ce n'est pas tant le diagnostic à l'origine du handicap qui guide notre action de tous les jours, que ce que nous savons et observons de la personne, sa personnalité, son comportement et ses aspirations.
De l'autre côté du miroir...
Si le regard sur le handicap mental commence à changer, il est essentiel que les personnes handicapées prennent également conscience de leur image. Les ateliers soins et esthétique apprennent aux résidents des Maisons Perce-Neige à donner de la valeur à leur corps. Lucien Barbu, directeur des Maisons de Baracé et de Bagneux-Saumur, nous raconte ces moments privilégiés.
« Les personnes handicapées qui sont placées en foyer de vie sont souvent présentées de manière négative. Elles ne peuvent ni travailler ni s'occuper d'elles. Avec les ateliers soins et esthétique, nous souhaitons que les résidents prennent conscience que leur corps a une importance considérable, qu'ils lui donnent de la valeur.
Le premier atelier soins et esthétique a vu le jour dans la Maison de Baracé en 1994. Un coiffeur des environs qui prenait sa retraite a eu la gentillesse de nous offrir l'équipement de son salon.
Nous avons aménagé des espaces, dans un esprit de salon de beauté, proposant des soins, du maquillage ou de la coiffure pour nos résidents femmes et hommes.
Au fil des ateliers, ils se font plaisir et se sentent mieux dans leur peau. Ils comprennent également qu'en renvoyant une bonne image, les relations avec les autres n'en sont que bien meilleures.
Au-delà du plaisir, une vocation thérapeutique
Au même titre que les ateliers sportifs, manuels ou culturels, les ateliers soins et esthétique poursuivent un objectif thérapeutique et pédagogique. Ces ateliers leur permettent de stimuler leurs 5 sens, de les éveiller sans les agresser. Par exemple, pour les personnes présentant des troubles autistiques ou une anxiété, l'ambiance sonore que nous avons mise en place leur procure un sentiment de détente et de relaxation. Pour certains de nos résidents dépressifs, ces soins du visage et du corps deviennent également des soins psychiques. Ces instants leur permettent en effet de réduire leur anxiété ou leur ‘déprime'.
Aller vers soi pour aller vers les autres
Ces ateliers sont devenus des rendez-vous attendus avec impatience, notamment le vendredi après-midi. Nos résidents sont fiers et heureux d'entendre leurs parents leur dire qu'ils sont beaux lorsqu'ils viennent les chercher pour le week-end.
Les ateliers soins et esthétique ont appris à nos résidents à se réconcilier avec leur image, à se regarder dans le miroir et donc à se connaître. Au fur et à mesure, ils comprennent comment s'occuper d'eux-mêmes tout seuls. On leur apprend à faire des choix, à opter pour une coiffure ou une couleur de maquillage plutôt qu'une autre... En prenant confiance en eux et leur jugement, les différences avec le monde qui les entoure s'atténuent. Ils deviennent plus adultes.
Le bonheur à portée de mains
« Sans la musique, la vie serait une erreur ». Nietzsche devait avoir raison car, avec la musique, la vie de nos résidents s'emplit de belles énergies, de plaisirs intenses et de sensations nouvelles.
A la Maison de Bois-Colombes, la musique est source de plénitude et de joie.
Les activités de la Maison sont basées sur le bien-être et le confort. La musique permet une adaptation aux différentes pathologies des résidents. "Nous avons commencé la musicothérapie en 2003, poursuit Laurent, un des animateurs. Dans cet atelier, le résident doit simplement ressentir des émotions.
Nous faisons de l'écoute musicale passive ou nous tapons des rythmes en douceur en suivant le tempo d'un disque. Il nous arrive d'utiliser le corps des résidents, en se servant des organes creux (poumons, estomac) ou en mettant les enceintes près de leur fauteuil. Les vibrations ressenties les apaisent.
C'est un retour au lien prénatal, au rythme cardiaque de la mère. »
Se rencontrer grâce à la musique
Les ateliers de musicothérapie sont destinés aux résidents qui expriment difficilement leur émotion.
C'est différent dans l'atelier musique dont s'occupe Fabien, psychomotricien et guitariste." "Il est davantage axé sur la socialisation, précise-t-il. Un groupe issu d'un ESAT1 vient le mardi après-midi avec un animateur musicien. Nous jouons et tout le groupe, résidents et visiteurs, nous accompagne en utilisant des instruments acoustiques. Ils ne jouent pas de façon traditionnelle bien sûr mais l'intérêt est d'échanger et de profiter des énergies extérieures. Les personnes de l'ESAT ont davantage d'autonomie et apportent une nouvelle dynamique. »
Surfer sur la ‘vague musicale' !
"En dehors des ateliers, nous utilisons également des instruments atypiques, comme la ‘vague musicale', explique Laurent. Il s'agit d'un instrument en bois de forme incurvée avec des rainures d'un côté et des cordes de l'autre. C'est une sorte de harpe horizontale ! Le résident s'allonge dessus et l'animateur tape sur les côtés avec des maillets ou pince les cordes. L'effet de vibration procure une détente quasi immédiate. Nous utilisons également ‘le hérisson', un instrument composé de picots verticaux en arrondis et de billes. Ses notes s'apparentent au son de ruissellement, un peu comme un bâton de pluie."
"L'écoute musicale occupe également une grande place, reprend Laurent. Dans la salle ‘Snoezelen', nous travaillons ainsi la stimulation sensorielle par l'écoute. On y trouve des matériaux de confort (comme des matelas à eaux), de la musique, du matériel de lumière (boules à facettes, colonne à bulles, lumière noire...) et des petits objets qu'on manipule pour travailler des sensations (le chaud, le froid...).
Pour les résidents souffrant de traumatismes crâniens, la salle ‘Snoezelen' permet aussi de pratiquer le ‘rêve éveillé'. Par des mots et des sons, nous décrivons un contexte qui amène la personne dans son imaginaire. Nous stimulons ainsi sa mémoire. Le résident est à l'écoute de son corps et de son esprit ».
Toutes ces activités offrent de belles perspectives. Lorsque les encadrants constatent que certains des résidents lourdement handicapés réussissent à progresser de manière aussi nette grâce à la musique, cela les encourage à continuer dans cette démarche.
Snœzelen : Une approche différente de la personne
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Date de dernière mise à jour : Mercredi 28 Décembre 2011











