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Le Débat dans les Médias

Vidéos de programmes TV sur l'euthanasie

 

 

 

 

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La Presse écrite

 

La Croix Janvier 2011

 

hirsch-1.jpgPr Emmanuel Hirsch

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Lettre du "Collectif Plus digne la vie" par Emmanuel Hirsch

 

Madame, Monsieur

Voilà qu'en plein août, l'actualité sollicite plus que jamais nos réactions à propos des pratiques d'euthanasie à l'hôpital de Bayonne.
S'il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les circonstances particulières en cours d'instruction, s'impose à nous une mobilisation rapide qui devra se poursuivre dans les prochains mois. En effet, vous le constatez, les propagandistes d'une dépénalisation de l'euthanasie ont su rapidement reprendre leurs positions dans un contexte estival favorable aux stratégies organisées.

Il nous convient de reprendre place dans le contexte des controverses qui ne manqueront pas de s'amplifier à l'approche des présidentielles : j'ai le sentiment que plus qu'en janvier 2011 (vote au Sénat) nos capacités de mobilisation s'avèreront déterminantes.
Au nom du Collectif Plus Digne la vie, je me permets de vous inciter à signer le manifeste en ligne sur notre nouveau site et de diffuser l'information le plus largement possible.
Dans les prochaines semaines nous prendront des initiatives. Elles seront d'autant plus fortes et significatives que nous aurons pu nous retrouver dans le cadre d'une prise en position de grande ampleur.
Sensible à votre confiance, je vous prie d'être assurés de nos sentiments les meilleurs.

Emmanuel Hirsch,
Président du Collectif Plus Digne la Vie

Signer le manifeste à l'occasion de cette nouvelle mobilisation


A lire aussi l'article paru dans : http://plusdignelavie.com/

"Il y a trahison à la vocation du médecin de confondre l'acte de sollicitude avec le geste du meurtre"

Par Emmanuel Hirsch,

Président du Collectif Plus Digne la Vie, professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud 11, Auteur de Apprendre à mourir, éditions Grasset

Mise à mort médicalisée par compassion

C’est désormais à Bayonne qu’est relancée la controverse sur la dépénalisation de l’euthanasie. Au cœur d’un établissement hospitalier, à la suite de la décision non concertée d’un médecin de mettre un terme à l’existence de personnes malades confiées à ses soins. Selon un dispositif et des stratégies minutieusement élaborées à travers les années, se remettent en place, comme dans une pièce de théâtre hâtivement ressortie des cartons, les protagonistes d’une mauvaise comédie qui reprennent leurs postures convenues en quête d’une audience qu’ils viennent quérir faisant feu de tous les artifices dont ils se sont faits un métier. Voilà que nous reviennent les pieuses litanies, les vertueuses admonestations, les savantes dissertations, parfois même les mises en cause personnelles déclinant sur le registre de la dignité à reconquérir les grandeurs d’une liberté portée au degré supérieur de la justification du meurtre par compassion. Voilà que nous sont à nouveau imposées ces condamnations sommaires, ces révocations à travers une contestation idéologique péremptoire de ceux qui s’emploient encore à ne pas renoncer ou du moins à penser autrement l’urgence de nos responsabilités. Dans la déroute de la maladie incurable, il est en effet d’autres approches de la sollicitude et de la compréhension que l’agitation d’un débat public simplificateur et les manipulations démagogiques visant à forcer la légitimation de la mise à mort médicalisée des personnes à ce point contestées dans leur dignité et dans leurs droits qu’on leur concède, comme ultime privilège, celui d’une mise à mort planifiée ou alors improvisée, selon « le bon plaisir » d’un médecin.

 


 

Les soignants contre l'euthanasie

 

La Synthèse de presse bioéthique du jeudi 3 mars 2011

Après le rejet par le Sénat en janvier 2011 de la proposition de loi sur l’euthanasie, Le Quotidien du médecin est allé à la rencontre des professionnels de santé qui s’étaient opposés au texte. Celui-ci prévoyait en effet que tout malade "capable majeur", en phase terminale ou avancée d’une affection grave et incurable, puisse demander à bénéficier "d’une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur". Il précisait que tout médecin s’opposant à une telle procédure devait orienter son patient vers un confrère.

Le Dr Bernard-Marie Dupont (Cf. Synthèse de presse du 24/01/11), spécialiste en soins palliatifs, avait protesté : "Les soignants sont pris en otage. Il faut respecter le droit des patients en fin de vie mais, en même temps les praticiens se devraient de donner la mort !" De son côté, l’Ordre des médecins avait dénoncé une "pression d’une extrême violence" qui consistait à demander aux médecins "de faire un geste létal contraire à leur éthique sans respecter leur conscience".

Le Dr Didier Mayeur, oncologue médical à l’hôpital Mignot du Chesnay et responsable de l’unité douleur, constate que grâce aux soins palliatifs, les équipes médicales "ne sont quasiment jamais confrontés à des demandes d’euthanasie active de la part des malades ou des familles." "L’idée est que le patient n’est jamais abandonné, quel que soit le temps de sa prise en charge et même si on sait que l’on ne va pas le guérir", explique-t-il pour définir la démarche palliative. L’hôpital où il travaille a été labellisé par l’European Society of Medical Oncology comme "centre intégré d’oncologie et de soins palliatifs".

Le Dr Nathalie Michenot, responsable de l’équipe mobile de soins palliatifs dans le même établissement note que la plupart des demandes d’euthanasie entendues proviennent des familles qui ne supportent plus "l’attente" ou le "manque d’échanges". C’est dans ces moments-là que "notre pari le plus important est d’arriver à redonner du sens", explique-t-elle avant d’ajouter : "Moi, je cherche à soulager avant de tuer. On ne tue pas tous les déprimés […] on ne sédate pas pour faire mourir la personne". "Il faut vivre le présent et garder l’espoir", encourage de son côté Christine Laquitaine, infirmière de l’unité mobile de soins palliatifs.

Lors d’un colloque sur la fin de vie organisé par la fondation ESAI, Lucas Morin, de l’Observatoire de la fin de vie a fait remarquer que la France était "aujourd’hui plutôt dans la moyenne supérieure en terme d’offre spécialisée de soins palliatifs", comparée aux autres pays de l’Europe. En 2010, entre 350 et 400 équipes mobiles ont étés crées et 4700 lits de soins palliatifs ont été mis en place. Le Dr Régis Aubry, de son côté, a voulu dissiper les malentendus : les soins palliatifs ne sont pas "l’antichambre de la mort", sur 95 000 séjours, 40% ne sont que des "passages".

Pour les soignants, l’installation officielle à l’hôpital européen Georges Pompidou de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) est donc incompréhensible ( Cf. Synthèse de presse du 16/02/11).

Bien que la convention passée entre l’hôpital et l’association oblige cette dernière à limiter son rôle à la simple information, quelques "troubles" auprès des patients auraient déjà été causés par sa présence. Le Dr Florian Scott déclare qu’il y aurait eu "plusieurs situations difficiles avec des familles ou proches qui revendiquaient un geste d’euthanasie active depuis la tenue de la première permanence de l’ADMD dans nos murs, fin janvier. Cette demande émanait du sentiment d’autorisation de ce geste illégal par l’hôpital en raison de sa présence." Il souhaite que la convention soit supprimée.

Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 03/03/11

Source : http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Mars/20110303.2.asp


Des militants de l’euthanasie ont-ils leur place à l'hôpital ?
 

 

Claire Legros - publié le 15/02/2011
 

La présence à l’hôpital de "l’Association pour le droit à mourir dans la dignité" inquiète des médecins. Un député s’interroge sur le renouvellement de son agrément.

Les militants en faveur de l’euthanasie doivent-ils intervenir auprès des malades à hôpital ? La question a rebondi ces dernières semaines à l’hôpital européen Georges-Pompidou, l’une des vitrines des hôpitaux de Paris, où elle a suscité un vif émoi au sein de la communauté médicale. Fin janvier, des médecins ont découvert que l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui milite ouvertement en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, assure des permanences d’information au sein de l’établissement, dans le cadre de la maison des usagers.

Source et suite de l'article :
http://www.lavie.fr/actualite/societe/des-militants-de-l-euthanasie-au-chevet-des-malades-15-02-2011-14097_7.php


 

Netherlands marks ten years of legal euthanasia

 

Déc 2011

The tenth anniversary of the legalization of euthanasia in the Netherlands on November 28 passed almost unnoticed. It was the first country in the world to set down legal guidelines which allowed doctors to kill people. In a brief feature, Radio Netherlands asked why so few other countries had followed the Dutch example. Only neighbouring Belgium (2002) and Luxembourg (2009) have legalised euthanasia, although in Switzerland and the US States of Oregon, Washington and Montana assisted suicide is permitted.

According to medical ethics expert Evert van Leeuwen, other countries still believe that killing is only allowed in wartime and for state-mandated executions of criminals. “Here in the Netherlands, we tend to take a different view,” Prof Van Leeuwen says. “Here, a doctor gets to choose between his [Hippocratic] oath and his patient’s wishes. If his patient wants to die, he is allowed to assist them”.

Other reasons are mooted by Radio Netherlands as well:

The easygoing Dutch attitude toward a doctor playing an active role in ending a patient’s life appears to be mainly due to well-known Dutch values such as tolerance, transparency and an almost compulsory urge to regulate. Ethicist Van Leeuwen: “Deeply engrained tolerance means that the wishes of others are taken seriously. Our openness makes it much easier to talk about someone’s wish to die”.

And the Dutch are also pragmatic; they want to structure and regulate anything they can. On top of which, the church - a fierce opponent of euthanasia - in the Netherlands has little say in people’s private lives.

 


 

 

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Date de dernière mise à jour : Jeudi 16 Février 2012

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