Vivre est notre chemin. Vivre est notre destin, unique, dont l'apogée coïncide avec la fin.
La Vie est un pont de longueur inconnue entre le soleil et la nuit, entre le chant et le silence, entre le chaos et l'uniformité... Un pont que nul ne peut traverser seul.
La Vie est notre seule richesse, elle ouvre la voie à une kyrielle de possibilités sans y donner toujours accès.
Le Monde est ce que nous en faisons, ensemble.
Ce chemin est notre chemin. C'est le chemin que nous empruntons mais c'est aussi à nous de l'entretenir pour que d'autres le fassent après-nous, tout comme ceux d'avant l'ont entretenu à notre intention. C'est le chaînon de la Vie, celui qui nous lie les uns aux autres, celui qui nous rend indispensable.
Je suis ce que je suis car je peux le lire dans ton regard. Je suis ce que je suis car c'est aussi ainsi que tu me juges. Je ne suis plus rien si tu n'es plus là pour me voir, me sentir, me toucher, me juger.
Nous sommes ce que nous sommes car nous sommes nous avant tout. Si ce nous n'existait pas, si ce tout n'était qu'une somme d'individualités dispersées, nous ne serions rien. Car chacun a besoin de l'autre, du regard de l'autre, de l'épaule de l'autre, du jugement de l'autre, du point de vue de l'autre, des opinions des autres, des pensées des autres, du soutien des autres pour être enfin seul fasse à son destin. Nous construisons notre singularité dans la dualité. Nous la consolidons dans la diversité.
On est donc tous une multitude de points de vue opposés, de regards croisés, de personnalités différentes. On est un ensemble d'objets dissociés qui forment pourtant un tout homogène.
Accepter autrui c'est s'accepter soi-même dans ce qu'on a de différent, de ce qu'on a reçu des autres, de ce qu'on a en nous qui ne nous appartient pas... Accepter autrui dans sa différence, c'est s'accepter soi-même dans son intégralité, s'accepter soi-même pour ce qu'on est au fond, dans notre complexité élémentaire.
Accepter la différence, c'est accepter qu'un jour nous-mêmes on sera différent de ce que nous sommes aujourd'hui... c'est accepter le temps... c'est accepter le cours de la Vie!
J'étais englué dans le passé
J'avais plus goût même à la vie
Je t'ai rencontré sur le pavé
Tu as illuminé ma nuit
Mes petits soucis du quotidien
Ces absurdités d'un jour sans fin
Obscurcissaient mes illusions
Me plongeant dans la déraison
Avec ta joie ta bonhommie
Tu as embaumé ma vie
Tu as surgi d'un coin de cité
Pour centraliser toutes mes pensées
J'étais meurtri sur le chemin
Ne croyant plus à mon destin
Toi, petit homme handicapé
Tu as transformé ma destinée
As ton contact comme par magie
L'eau s'est transformé en liqueur
Le malade prostré dans son habit
A retrouvé du coeur, de la vigueur
Avec le mot, un geste simple
Tu as gommé toutes les craintes
Donné au condamné un parloir
Du néant, fait renaître l'espoir
Te voir affronter le monde
Sourire au soleil par temps de pluie
Je reste la, les bras m'en tombent
Foudroyé par la grâce du paradis
Toi bout d'homme, handicapé
Par ta force, ta joie, ta fierté
Tu m'as donné une leçon de vie
Tu m'as appris qui je suis
Elle est à toi cette chanson
Toi, petit homme sans prétention
Immensément plus grand que le monde
Une bouée dans la mer qui gronde
Marchant sur les eaux déchainées
D'une bien absurde réalité
Surgit du néant pour l'éternité
Présent comme si tu l'avais toujours été
Par ton courage, ton tempérament
Ton obstination, ton humilité
Tu m'as appris à être plus grand
Tu m'as appris le mot respect
La vie est trop précieuse pour que jamais
Je ne vive ou fasse les choses à moitié
J'espère un jour pouvoir t'apporter
Un peu du bonheur que tu m'as donné
L’aveugle et le paralytique
Aidons-nous mutuellement,
La charge des malheurs en sera plus légère ;
Le bien que l'on fait à son frère
Pour le mal que l'on souffre est un soulagement.
Confucius l'a dit ; suivons tous sa doctrine.
Pour la persuader aux peuples de la Chine,
Il leur contait le trait suivant.
Dans une ville de l'Asie
Il existait deux malheureux,
L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux.
Ils demandaient au Ciel de terminer leur vie ;
Mais leurs cris étaient superflus,
Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique,
Couché sur un grabat dans la place publique,
Souffrait sans être plaint : il en souffrait bien plus.
L'aveugle, à qui tout pouvait nuire,
Etait sans guide, sans soutien,
Sans avoir même un pauvre chien
Pour l'aimer et pour le conduire.
Un certain jour, il arriva
Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue,
Près du malade se trouva ;
Il entendit ses cris, son âme en fut émue.
Il n'est tel que les malheureux
Pour se plaindre les uns les autres.
” J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres :
Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux.
- Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère,
Que je ne puis faire un seul pas ;
Vous-même vous n'y voyez pas :
A quoi nous servirait d'unir notre misère ?
- A quoi ? répond l'aveugle ; écoutez. A nous deux
Nous possédons le bien à chacun nécessaire :
J'ai des jambes, et vous des yeux.
Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide :
Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés ;
Mes jambes, à leur tour, iront où vous voudrez.
Ainsi, sans que jamais notre amitié décide
Qui de nous deux remplit le plus utile emploi,
Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.“
C'est un enfant
Qui ne sera jamais
Comme les autres,
C'est un enfant,
Pas tout à fait pareil,
C'est un enfant-soleil.
Depuis longtemps, nous l'avons désiré
Depuis longtemps nous l'avons dessiné
A l'intérieur de tous nos paysages.
Et puis un jour, un jour il est venu,
Presque étranger, tout à fait inconnu,
Avec en plus un drôle de visage...
Nous avons détourné le coeur un instant
Pour accueillir avec des pleurs, notre enfant.
C'est un enfant qui ne sera jamais...
Il a grandi, un peu plus lentement,
Mais aujourd'hui c'est lui qui nous apprend
Tous les secrets d'un bel éclat de rire.
Si la tendresse habite quelque part,
C'est à coup sûr, au bout de son regard,
Si vous saviez tout ce qu'il peut nous dire...
Au fil des heures, au fil des jours, maintenant
Nous apprenons les mots d'amour, d'un enfant.
C'est un enfant qui ne sera jamais...
Paroles : Mannick
Ce texte est de Lara Fabian.
La différence
Celle qui dérange
Une préférence, un état d'âme
Une circonstance
Un corps à corps en désaccord
Avec les gens trop bien pensants,
Les mœurs d'abord
Leur peau ne s'étonnera jamais des différences
Elles se ressemblent
Se touchent
Comme ces deux hommes qui dansent
Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures
Ils parlent souvent des autres gens
Qui s'aiment si fort
Qui s'aiment comme on dit "normalement"
De cet enfant tellement absent
De ce mal du sang qui court
Et tue si librement
Leurs yeux ne s'éloigneront jamais par négligence
Ils se reconnaissent, s'apprivoisent
Comme ces deux femmes qui dansent
Sans jamais parler sans jamais crier
Elles s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Elles se font confiance
Si vous saviez
Comme elles se foutent de nos injures
Elles préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures
De Verlaine à Rimbaud quand on y pense
On tolère l'exceptionnelle différence
Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures.
Elle était infirme,
mais seul son coprs été cassé.
Sa tête était malade,
mais son coeur pouvait encore aimer...
Cette fille personne n''y fesait attention,
car elle était malade,
ais c'est la maladie de l'amour
qui la retenait envie.
Un jour son ange elle a trouver
mais celui la descendait du ciel,
c'était le moment pour elle
au paradis de monter
Devant sa croix,
pas un personne ne s'arrétait
personnes n'allait la voir,
il n'y avait là meme pas un petit bouquet.
Triste vie de survie
dont personnes ne se souvient
sauf de son seul amie
qu'il lui offrait un peu de soutien.
On na beau etre petit,laid,malade ou gros
on na quand meme un coeur
et le plus important c'est se qu'il y a à l'interieur.
IL remuait les bras,tout en tournant la tête,
Marmonant quelques cris,et onomatopées.
De son fauteuil d'infirme,tous les gens s'écartaient.
""Cet air terrorisé quand ils croisaient ce être...""
Toutes les "bonnes moeurs" se prouvaient dans ce geste.
Rejeter l'anormal! C'était là leur devise.
" les miens sont tous normaux"...ce que les gens se disent;
Dés lors,ils s'en ecartent,comme s'IL a la peste.
Moi,j'ai pris son regard en plein coeur,ce jour-là,
je me suis approché,lui,me regardait...moi.
et je me suis senti fondre,rempli d'émoi.
Je lui ai pris la main,il m'a tenu le bras...
Comme pour demander un peu de réconfort.
Une larme a coulée sur la joue de sa mère.
Et je lui ai souri:j'étais fier de lui plaire.
J'aurais frappé quiconque lui aurait fait du tort...
J'étais heureux.....voilà !
Il s'évapore dans le ciel
Arrachant un lobe de mon coeur
Comme un colporteur de l'éternel
Emportant mes espors de bonheur
Je le vois libre et grandiose
Comme il s'efface dans le lointain
Qui me soulage de ma plus belle rose
M'écrase du poids des rêves, de leur venin
Une majesté faite de plumes et de vent
Qui accroche le fardeau des désirs adolescents
Et les emporte au delà de l'horizon
Les y enterrent avec mes dernières illusions
Je le vois qui s'envole, je lui souris
Je m'entends lui souhaiter un voyage joli
Mais l'instant est fugace et son chemin infini
Je l'imagine, mon messager errant au paradis
Il est parti depuis longtemps et pourtant
Ses ailes balayent encore mon aire et à présent
C'est mon âme tout entier qui part lui donner parole
Puisque mon corps asservi se meurt au fond d'une geôle
Brisé dans l'élan, réduit d'un être humain
Cendres d'un feu de paille que jamais rien n'éteint
Tout le ruban d'existence qui ornait mon destin
Poussières incandescentes enserrées entre mes mains
Va mon bel oiseau, vole à mon secours
Toi qui de tout là-haut, voit la misère de ma vie
Derrière un masque de plume, l'infirme que je suis
Devient pour un instant un chevalier à ta cour
Va beau messager aux quatre coins de la Terre
Crier toute ma rage, crier toute ma peine
Dis leur que je suis seul face à un torrent de haine
À me défendre, pour ce que je ne veux plus être
L'oiseau s'en est allé vers un monde inaccessible
Brisant l'espace immense qui m'emprisonne pourtant
Mon âme apaisé le suit dans l'invisible
Je m'évade à mon tour au loin dans l'isolement
Si mon handicap m'astreint à être un animal blessé
Rampant de toutes ses forces sans jamais implorer pitié
C'est pour que mon esprit se libére des jougs de la vie
Qu'il vienne ailleurs goûter à la joie interdit ici
Vole oiseau, camarade de tous les sombre moments
Toi que je suis le seul à voir et que personne n'entend
Emporte moi bien loin de ces atermoiements
Dans un monde qui roule toujours ves l'avant
Loin de tout, loin de tous... rien que toi et moi
Pour lui les vents soufflent plus lentement
Comme un chant muré dans le silence
La vie s'essore au fil du temps
Les instants, le goût de l'espérance
Spectateur du film dont il est acteur
Trapéziste des plateux et parfois jongleur
Il est partout et nul part en toute heure
Il est là, vidé, absent et même ailleurs
Devant lui coule les flots de l'existence
Le murmure de la vie, les cri, les aboiements
Assis dans son fauteuil, loin des chemins de la chance
Il se rêve un sort bien loin de celui présent
Un quotidien à l'image des romans
De ceux qu'il lit le soir en s'endormant
Un chemin de rocailles au milieu du ciment
Un brin d'évasion pourtant si inconvenant
Lui, il est là, assis dans son fauteuil roulant
Lui, il y restera tant que la vie lui donnera du temps
Il regarde refléter les exubérances sur les paravents
Qui renforce un peu plus son état de mort vivant
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Date de dernière mise à jour : Mercredi 01 Février 2012