L'amour ne disparaît jamais...la mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi et vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
Ne changez rien au ton,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
simplement parce que je suis hors de votre vue?
Je vous attends, je ne suis pas loin,
juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
(Saint Augustin)
"La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler
Faim à satisfaire
Un coeur généreux, une main tendue
Des yeux attentifs
Une vie à partager"
Paul Eluard
O, vous tous qui Souffrez,
Faites-le en silence,
Il ne faut pas troubler
La calme indifférence
De tous ces bienheureux
Qui ferment les oreilles aussi bien que les yeux
Et proposent à tous la belle quiétude
D'un sourire figé par fort longue habitude
A ne rien partager
Sans dire un seul mot,laissez-vous bien ronger
Car les grandes douleurs doivent être muettes
Pour être respectées par tous ceux qui sont sourds
Aux soubresauts des corps, et aux cœurs bien trop lourds,
Et vous, vous déranger,avec vos trompettes
Qui sonnent l'hallali:
Ils veulent bien dormir, tous leur restant de vie.
M-G
Ton regard les surprend,
Tes gestes les étonnent,
Toi l'enfant différent, curieux petit bonhomme.
Avant de voir le jour ton élan fut brisé et tu restes à jamais comme un bourgeon blessé.
Si tu savais parler tu leur dirais peut-être que le bonheur pour toi c'est d'être aimé tel que tu es,
Aimé à la folie si tu pouvais leur dire, chéri.
Gabriel García Márquez est né le 6 mars 1927 en Aracataca, un petit village situé dans les montagnes du Caraïbe Colombien.
Gabriel Garcia Marquez s’est retiré de la vie publique pour raison de santé: cancer lymphatique. A présent il semble que son état se soit aggravé.
Il a envoyé une lettre d’adieu à ses amis.
Si pour un moment Dieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon et me donner en cadeau une parcelle de vie, j’en profiterais le plus possible.
Je ne dirais probablement pas tout ce que je pense mais sûrement je penserais tout ce que je dis.
Je donnerais une valeur aux choses, non pas pour ce qu’elles représentent, mais plutôt pour ce qu’elles signifient.
Je dormirais peu, je rêverais davantage, sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux nous perdons soixante secondes de lumière.
Je marcherais alors que les autres s’arrêtent ; je me réveillerais quand les autres s’endorment.
Si Dieu me faisait cadeau d’un petit peu de vie je m’habillerais simplement, je m’allongerais à plat ventre sur le sol mettant à nu non seulement mon corps mais aussi mon âme.
Aux hommes je leur prouverais combien ils se trompent en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux.
A un enfant je lui donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.
Aux vieux je leur apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais plutôt avec l’oubli.
J’ai tant appris de vous, les hommes...,J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.
J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre pour la première fois dans sa petite main le doigt de son père il le garde attrapé pour toujours.
J’ai appris qu’un homme a seulement le droit d’en regarder un autre en bas quand il faut l’aider à se relever.
Il y a tant de choses que j’ai pu apprendre de vous ! Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans cette valise malheureusement je serai en train de mourir.
Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.
Si je savais qu’aujourd’hui c’est la dernière fois que je te vois t’endormir je te serrerais fort dans mes bras et je prierais le Seigneur de pouvoir être le gardien de ton âme.
Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois je te dirais “Je t’aime” et j’ignorerais, honteusement, que tu le sais déjà.
Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre opportunité de faire les choses bien; mais si je me trompe et que ce jour-ci est le seul qui nous reste, j’aimerais te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais.
Le lendemain n’est assuré pour personne, jeune ou vieux. Aujourd’hui ce peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. N’attends donc pas davantage, agis aujourd’hui parce que demain n’arrivera peut-être jamais et que sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un” sourire, d’une étreinte, d’un baiser” et où tu as été trop occupé pour leur adresser un ultime souhait.
Garde auprès de toi ceux que tu aimes; dis-leur à l’oreille que tu as besoin d’eux; aime-les et soigne-les bien; prends le temps de leur dire “je te comprends”, “pardonne-moi”, “s’il te plaît”, “merci” et tous les autres mots d’amour que tu connais.
Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.
Démontre à tes amis et êtres chers combien ils comptent pour toi.
(Texte traduit de l’Espagnol par A.S)
Il y a ceux qui font une montagne d'un rien,
Il y a ceux pour qui une montagne n'est rien,
Il y a ceux qui ont tout pour être heureux,
Mais qui sont malheureux,
Il y a ceux qui n'ont rien et devraient être malheureux
Mais qui sont heureux,
Il y a ceux qui ne sont jamais contents de rien,
Il y a ceux qui se réjouissent d'un rien,
Il y a ceux toujours en train de maudire,
Il y a ceux qui ont les mots pour dire,
Il y a ceux qui parlent beaucoup pour ne rien dire,
Il y a ceux qui se taisent et ont beaucoup à dire,
Il y a ceux qui préfèrent agir sans réfléchir,
Il y a ceux qui réfléchissent sans agir,
Il y a ceux qui écoutent les silences,
Il y a ceux qui ne savent faire silence
Il y a ceux qu'un rien fait rire,
Il y a ceux que rien ne fait rire,
Il y a ceux dont le silence est souffrance,
Il y a ceux dont les souffrances sont silence,
I y a ceux qui vivent leurs rêves au présent,
Il y a ceux qui vivent leur vie en rêvant,
Il y a ceux qui vivent dans leurs souvenirs,
Il y a ceux qui vivent dans l'à venir
Il y a ceux qui voient jour en pleine nuit,
Il y a ceux qui voient noir quand le jour luit,
Tout dépend du regard porté sur la vie,
Tout dépend des maux et mots de l'esprit,
La vie est un chemin caillouteux
à vous de choisir celui qui vous convienne le mieux
Pour ma part, belle est la vie j'ai choisi,
Un émerveillement, une étoile qui luit,
Un arc-en-ciel sont les couleurs de ma vie,
Amour et beauté dans tout ce qui vit,
Car grâce à la laideur on voit la beauté,
Au-delà du regard sur l'apparence posé.
Quand on est petit
Nos mamans nous protègent
C’est comme un privilège
C’est bon pour les enfants
Quand on est petit
Nos mamans nous fredonnent
Des chansons où personne
Ne connaît les méchants
Quand on grandit
Nos mamans nous conseillent
Nous veillent et nous surveillent
Quand on est amoureux
Quand on grandit
Nos mamans sont si belles
Que l’on voudrait pour elles
Leur ressembler un peu
Quand on grandit
Maman vient à la gare
Et le moindre au revoir
Est pour elle un adieu
Quand on grandit
Maman nous téléphone
Et nos cœurs lui pardonnent
De vieillir Comme elle peut
Quand on vieillit
Nos mamans moins solides
Trouvent qu’un panier vide
Est un panier trop lourd
Quand on vieillit
Nos mamans nous invitent
A partager plus vite
Le soleil tout autour
Au fil des nuits
Maman dans la lumière
Nous reparle d’hier
Pour arrêter les jours
Puis on vieillit
Et l’on garde les gestes
De cette maman qui reste
Notre plus grand amour.
Paroles : Christophe Marie
Musique : Alice Dona.
Même si tes yeux je n'ai pas toujours su
Même si te voir je n'ai pas toujours pu
Même si parfois je n'comprends déjà plus
J'aimerais te dire toutes les douleurs
Que tu as su mettre en couleur
Même si tous les savants de ton malheur
Educateurs, docteurs, juge ou tuteur
Me disent qu'ils sauront bien faire ton bonheur
J'aimerais te dire toutes les rages
Que tu as su mettre en courage
Même s'ils ne disent que tu es différent
Avec ces peurs qui te cognent dedans
Qui te rongeaient quand tu étais enfant
J'aimerais te dire toutes les peines
Que tu as su mettre en je t'aime
Même si personne ne m'a tant fait pleurer
Même si les mots manquaient pour se parler
Pour tout ce temps passé â tes côtés
J'aimerais un jour savoir te rendre
Les jolies choses que tu as su m'apprendre
Claude Petitjean à son fils Léon
Jeune homme de 31 ans soufrant de troubles envahissants du développenent,
Membre de notre Association Autisme Jura et chanteur, du groupe Léon et les Despérados"
« Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S’entrelacent pour les matins et pour les soirs ! »
Arthur Rimbaud – « Les assis »
Le soleil se lève sur le jouet abandonné
D'un enfant trop jeune arraché à la vie:
Ses rayons font briller une goûte de rosée
Là où de petits doigts l'ont jadis saisit.
Les marées portent sur les abords du rivage
Le jonc d'une femme au coeur naufragé:
Qui un jour, pleurant sur la plage,
S'est débarrassée de cette alliance fracturée.
Le monde tourne et tourne, ne s'arrête pour personne,
Le temps fuit et coule, emporte printemps comme automne:
Mais tenons nous devant lui: sans faillir, sans broncher,
Arrachons lui notre part d'éternité!
Aimons jusqu'à faire saigner nos coeurs,
Rageons jusqu'à faire bouillir nos âmes!
Rions à faire trembler le malheur,
Pleurons à noyer la terre de larmes!
Que nos cris retentissent par delà le temps,
Jusqu'à empoigner le coeur gris du Dieu infâme:
Que son visage impassible, l'espace d'un instant,
Connaisse l'amer baiser des larmes!
Le monde tourne et tourne, ne s'arrête pour personne,
Le temps fuit et coule, emporte printemps et automne:
Mais je me tiens devant lui: je pleurs, j'écris,
Déverse en vers ma douleur et ma vie!
Eric Fournier
Faits divers... Nous ne sommes que des faits divers…
Des pâquerettes dans un pré vert,
Des grains de sel dans la mer,
Des gouttelettes dans l’univers…
Nous ne sommes que des faits d’hiver…
Et ce froid qui nous enlace,
Quand la vie se fait sévère,
Que lentement le cœur se glace…
Nous ne sommes que des faits dits verts…
Verts de peur, verts de rage,
Verts de colère, verts de passage
Quand la douleur persévère…
Nous ne sommes que des faits dits vers…
Vers le néant qui nous appelle,
Vers ce chagrin qui s’amoncelle,
Et nous laisse un goût amer…
Nous ne sommes que des faits divers…
Parfois il faut vivre un enfer,
Sans pouvoir croire ce que l’on nous dit :
Qu’après, ce sera le paradis…
Nous ne sommes que des faits divers…
Mais qu’est-ce que la diversité ?
Une différence dont on est fier,
Ou une dissonance raillée ?
Oublie que nous sommes faits divers…
Laisse-moi te donner des ailes,
Ailes d’ange, ailes de dentelle,
Neige blanche, neige douce-amère…
Laisse-moi être ta… fée d’hiver…
Béa
Handicap, quel qu'il soit,
Handicap je suis là pour vous aimer, pour vous aider, nous devons réagir, nous devons vous soutenir,
Handicap parlons en, nous ne sommes plus des enfants, battons nous contre le temps présent.....
La maladie, la maladie elle vous bouffe la vie, elle vous prend tout à coup elle vous prend tout d'un coup,
C'est plus fort que l' amour, car elle ne vous lâche plus et elle vous guette un jour là au coin de la rue.
La maladie c'est une belle connerie elle vous prend vos amis, vos parents, vos enfants,
Elle vous prend la vie sans vous le dire vraiment en se fichant pas mal de vos sentiments.
Ce ne sont pas des poèmes d écrivains mais d une maman pleine d'amour pour ses enfants.
Une maman (Véronique)
"Le vent n'a jamais été plus froid,
La pluie plus violente que ce soir là,
Le soir où elle a éteint le feu,
Derrière la façade de ses yeux,
Dans un éclair blanc,
Elle a sûrement rejoint le ciel,
Elle brille à côté du soleil,
Comme les nouvelles églises,
Et si depuis ce soir-là je pleure,
C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur"
Francis Cabrel
"dort ma petite fée, mon coeur, mon ange, dort..." longue vie à toi au pays des anges ! »
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Date de dernière mise à jour : Mercredi 01 Février 2012