
1. Auvage céline Le Dimanche 20 Mai 2012
MERCI...!!! Merci pour ce partage...!! Je suis tombée sur votre blog,vraiment par hasard... Je n'ai ...
2. julia Le Dimanche 06 Mai 2012
Merci a vous! bonheur a votre petits ange!
3. Gisèle Le Jeudi 03 Mai 2012
Bonjour Chantal, Didier Un petit coucou pour vous dire que nous pensons à vous et à nos deux anges ...
Résultat de l’enquête Unapei - Ipsos : la perception du handicap mental en France
Le principe d’une accessibilité généralisée pour les personnes handicapées, quel que soit leur handicap, est inscrit dans la loi du 11 février 2005. Mais en 2010, pour 700 000 Français en situation de handicap mental, l’accès à la société et à tous ses lieux de vie n’est encore que trop peu souvent une réalité.
Dans ce contexte, Ipsos et l’Unapei ont souhaité interroger les Français pour savoir s’ils étaient prêts à ce que la société intègre pleinement les personnes handicapées mentales.
L’Unapei a confié à Ipsos la réalisation d’une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 1 009 Français âgés de 15 ans et plus. Ils ont été interrogés par téléphone du 5 au 6 mars 2010.
Les résultats en un clin d’oeil
• 80 % des Français pensent connaître le handicap mental
• 78 % des Français déclarent avoir déjà parlé avec une personne handicapée mentale
• Seuls 15 % des Français éprouvent de la gêne face à une personne handicapée mentale
• 36 % des Français considèrent qu’une personne handicapée mentale n’a pas conscience de sa différence
• 30 % des Français pensent qu’une personne handicapée mentale ne peut pas être autonome
• 84 % des Français estiment que les personnes handicapées mentales font l’objet de discriminations importantes
• 82 % pensent qu’il est important de les intégrer pleinement
• 51 % des Français considèrent que le moteur d’une meilleure intégration des personnes handicapées mentales est une plus grande connaissance du handicap mental
A / Les mentalités ont évolué…
La connaissance et la perception du handicap mental semblent évoluer de manière positive mais modérée.
⇒ 80% des français pensent connaître le handicap mental
C’est l’un des enseignements de l’enquête : huit Français sur dix ont le sentiment de savoir ce qu’est le handicap mental. Les efforts réalisés pas les associations comme les acteurs publics semblent donc avoir payé, même si des progrès restent encore à faire.
⇒ 78% des Français déclarent avoir en effet déjà parlé avec une personne handicapée mentale
Cette connaissance n’est selon eux pas simplement théorique. Une meilleure connaissance du handicap mental favorise vraisemblablement dans le même temps les échanges avec les personnes qui en sont affectées, et vice versa.
⇒ Seuls 15% des Français avouent qu’ils éprouveraient de la gêne dans au moins une des situations suivantes :
- 10% seraient gênés s’ils étaient amenés à travailler avec une personne handicapée mentale
- 7% si une personne handicapée mentale les abordait pour leur poser une question ou parler avec eux
- 5% si une telle personne se retrouvait dans la même classe que leur enfant
- 5% si leur voisin était une personne handicapée mentale
On remarque en effet que le sentiment de gêne éprouvé en la présence de personnes handicapées est corrélé au fait d’avoir déjà pu échanger avec l’une d’elles. Ce sentiment de gêne est cependant extrêmement minoritaire.
Or, si 27% des Français qui n’ont jamais parlé avec une personne handicapée mentale disent qu’ils éprouveraient une gêne dans au moins une de ces situations, la proportion tombe à 12 % chez les Français ayant déjà eu une telle interaction, anticipent une situation inconfortable.
« L’Unapei se réjouit de voir que les Français connaissent et ont pour la plupart déjà côtoyé une personne handicapée mentale. Nous sommes convaincus que connaître et comprendre le handicap mental permet de mieux l’accepter. Le terrain est propice à l’intégration des personnes
handicapées mentales. »
B / ... mais certaines idées reçues persistent
Si les mentalités semblent avoir évoluées de manière positive, les résultats de l’enquête montrent que tout n’est pas acquis en matière d’intégration des personnes handicapées dans la société, loin s’en faut.
⇒ 67% des Français partagent au moins une idée préconçue sur le handicap mental et même 81% des 70 ans et plus.
Il s’agit là d’un rejet insidieux, qui ne traduit pas un bannissement total et frontal des personnes handicapées mentales, mais qui est bâti à partir d’un ou deux a priori, qui constituent de puissants freins à leur intégration dans la société.
⇒ 36%, soit plus d’un Français sur trois, considèrent qu’une personne handicapée mentale n’a pas conscience de sa différence.
Il s’agit de l’idée reçue la plus répandue. C’est aussi un obstacle à l’intégration des personnes handicapées mentales. En niant la perception qu’elles peuvent avoir de leur dissemblance, la société se donne bonne conscience : une personne handicapée mentale ne pourrait réaliser les discriminations dont elle est l’objet et ne saurait donc en souffrir.
Pourtant, la plupart des personnes handicapées mentales ont conscience de ne pas avoir une vie semblable à celle des autres en de nombreux aspects : études, lieu de vie, travail, vacances, relations amicales et amoureuses. Si elles ne perçoivent pas forcément tous les aspects de leur déficience, elles sont majoritairement conscientes des conséquences sociales de leur handicap. Elles voient bien que les autres les regardent différemment.
⇒ 30% des Français pensent qu’une personne handicapée mentale ne peut pas être autonome.
En fonction de l’origine du handicap et de son degré, mais aussi de l’entourage et de l’environnement de la personne handicapée mentale, les conséquences quotidiennes du handicap sont certes très variables. Un accompagnement humain est souvent indispensable pour aider la personne à progresser vers le plus d’autonomie possible. Il n’y a pour autant pas impossibilité pour une personne handicapée mentale de jouir d’une certaine autonomie. Or refuser même la possibilité que les personnes handicapées puissent être autonomes comme le fait une partie des Français revient à nier leur capacité à s’intégrer pleinement dans la société.
Les autres opinions testées sont quant à elles chacune partagées par moins d’un Français sur quatre :
- Pour 23 % des Français, un enfant handicapé mental ne peut pas être scolarisé avec les autres enfants
- Selon 19 % des Français, il n’est d’ailleurs pas recommandé de laisser un enfant jouer avec une personne handicapée mentale
- 18 % des répondants considèrent que les personnes handicapées mentales ne peuvent pas avoir une vie de couple
- 17 % des Français pensent qu’elles ne peuvent pas exercer une activité professionnelle
« La lutte n’est cependant pas terminée. Certaines idées préconçues persistent et nous devons les combattre becs et ongles, car de cela dépend l’avenir de nos enfants différents. »
C / Le désir d’une société plus juste et de vivre ensemble
⇒ 84% des français estiment que les personnes handicapées mentales font l’objet de discriminations importantes. Parmi eux, 43% jugent même que les discriminations à leur encontre sont « très importantes ».
Les Français ont conscience qu’il reste beaucoup à faire pour intégrer pleinement les personnes handicapées mentales.
⇒ 82% pensent qu’il est important de les intégrer pleinement.
Une majorité de Français (52%) considère qu’il est primordial que la société intègre pleinement les personnes handicapées mentales (plein accès à l’éducation, à la vie professionnelle, aux loisirs etc...). Pour 40%, leur pleine intégration est importante.
⇒ Plus d’un Français sur deux considère que le principal moteur d’une meilleure intégration des personnes handicapées mentales dans la société est une meilleure connaissance du handicap mental (51%).
Les occasions d’échange et de rencontre multipliées sont la deuxième source d’intégration identifiée (31 %). Elle n’est pas contradictoire avec la première (la meilleure connaissance du handicap) dans la mesure où les interactions avec des personnes handicapées sont un très bon moyen d’accéder à une meilleure connaissance du handicap. Les plus jeunes se montrent particulièrement convaincus par l’efficacité de ces rencontres : il s’agit même du premier moteur d’intégration pour les 15-24 ans (43 % des 15-19 ans le citent et 42% des 20-24 ans).
« Liberté, égalité, fraternité. Notre pays a des valeurs ancrées, ses habitants les incarnent et les défendent. En intégrant ses citoyens plus fragiles, la France répondra au désir de justice et de solidarité. Grâce aux Victoires de l’accessibilité, à cette enquête, aux signatures recueillies pour par le Manifeste pour une société accessible aux personnes handicapées mentales, l’Unapei exigera des actes forts de la part des responsables politiques, le 12 juin 2010 lors de notre événement au Parc de la Villette de Paris. »
Les Français connaissent les personnes handicapées mentales et ont finalement peu d’a priori.
Même si certaines idées reçues persistent et doivent être combattues, les Français sont conscients des discriminations dont sont victimes les personnes handicapées mentales et sont pour leur pleine intégration dans notre société. Si selon eux, le moteur principal de cette intégration
est une meilleure connaissance et des occasions de rencontres, l’Unapei provoque cette rencontre en lançant la campagne « Ensemble, c’est tous ».
Régis Devoldère, Président de l’Unapei
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Date de dernière mise à jour : Mardi 08 Novembre 2011





