Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit.
C’est un immortel qui commence.
C’est pourquoi en allant confier où il dormira doucement à coté des siens,
en attendant que j’aille l’y rejoindre,
je ne lui dis pas adieu, je lui dis à bientôt.
Car la douleur qui me serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements,
ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer un être et de le perdre pour toujours.
Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient,
mais ils sont toujours et partout où nous sommes.
Cela s’appelle d’un beau mot plein de poésie et de tendresse : le souvenir.
Doris Lussier
Ne restez pas à pleurer autour de mon cercueil,
Je ne m’y trouve – je ne dors pas.
Je suis un millier de vents qui soufflent,
je suis le scintillement du diamant sur la neige,
Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr,
je suis la douce pluie d’automne, je suis l’envol hâtif.
Des oiseaux qui vont commencer leur vol circulaire quand tu t’éveilles dans le calme du matin,
je suis le prompte essor qui lance vers le ciel où ils tournoient les oiseaux silencieux.
Je suis la douce étoile qui brille, la nuit,
Ne restez pas à vous lamenter devant ma tombe, je n’y suis pas : je ne suis pas mort.
Stevenson
Et quand la flamme que tu as choisie comme ultime passage pour l’enveloppe qu’a contenue ta vie,
aura rendu à la terre ce qui appartient à la Terre, et aura rendu au vent ce qui appartient au Vent,
il restera de toi, l’essentiel : ce que tu as donné.
Et quand, un jour plus tard, les larmes de notre affection auront séché,
alors en terre, en Vent, en feu, en Eau et en Amour,
tout aura été accompli de l’au-delà de ta destinée au cœur du Grand Mystère,
un jour appelé Vie, trop tôt appelé Mort, en Dieu.
Philippe Grignard
« les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.
Pour les uns qui voyagent, les étoiles sont des guides, pour d’autres,
elles ne sont rien que de petites lumières.
Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes.
Pour mon directeur, elles étaient de l’or.
Mais toutes ces étoiles-là se taisent.
Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles,
puisque je rirai dans l’une d’elles,
alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.
Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! »
Antoine de Saint- Exupéry
Ne le cherchez pas en arrière, ni ici, ni là,
ni dans les vestiges matériels qui vous sont naturellement chers.
Il n’est plus là.. Il ne vous attend plus là.
C’est en avant qu’il faut le chercher, dans la construction de votre vie renouvelée…
Soyez lui fidèle et non point dans une sentimentalité rétrospective
avec laquelle il faut avoir le courage de briser..
Sa véritable trace n’est pas dans certaines manifestations de son activité.
Leur disparition même si douloureuse qu’elle puisse vous paraître, doit vous libérer,
non vous déprimer.
Non pas oublier, mais chercher en avant.
Malgré tout ce que vous pouvez sentir ou croire,
reconnaître avec évidence que votre vie doit soit se poursuivre. Je suis persuadé qu’elle commence.
Décidez-vous seulement à ne plus vivre dans le passé,
ce qui ne veut pas dire que vous oubliez celui-ci, mais seulement que votre manière,
la vraie, de lui être fidèle doit consister à construire en avant, c’est à dire à être digne de lui.
Ne vous isolez pas.
Ne vous repliez pas au fond de vous-mêmes.
Mais voyez le plus possible vos amis.
Donnez-vous.
C’est ce don qui vous libérera et vous épanouira.
Je voudrais que vous trouviez nombre de gens et de choses auxquels, noblement, vous vous donnerez.
Pierre Teilhard de Chardin
Ne pleures pas si tu m’aimes.
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d’eux.
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels,
les nouveaux sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.
Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrait ni me revoir,
ni m’aimer dans le pays des immuables réalités !
Crois-moi quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et,
quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l’a précédé la mienne,
ce jour là tu me reverras, tu retrouveras mon affection épurée.
A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs
et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant.
Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le bonheur non plus attendant la mort,
mais avançant d’instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la Vie.
Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’ aimes.
D’après Saint Augustin
Ton visage, nous l’aimions ! on t’y voyait en entier.
Il était la fenêtre qui ouvrait sur ta lumière
Il était la porte qui nous invitait chez toi !
Ton visage d’amour : le voir nous suffisait.
Nous étions sûrs de ta tendresse et de l’offrande que tu faisais de toi,
simplement, sans rien dire, pour nous donner du bonheur chaque jour.
Ton visage de sourire éclairé d’une joie qui nous entraînait dans son soleil.
Ton visage de tempête lorsqu’en toi, comme en tout être,
s’affrontaient le désir de te dépasser et l’envie de te laisser aller.
Ton visage de silence avec ses secrets à chercher, comme un trésor réservé à ceux qu’on aime.
Devant ton visage de maladie, nous étions démunis comme devant tous les visages de souffrance
obstinément accrochés à l’espoir, mais sans relâche nous te donnions notre fidèle amour pour te soutenir et te préparer au difficile passage.
Nous aimions ton visage devant nous ton visage
pour toujours à l’image et à la ressemblance de Dieu !
Maintenant, il disparaît, ton visage!
il échappe à nos yeux et à nos mains
pour s’inscrire, invisible mais présent, dans notre cœur.
Entre nous il y aura plus de face à face jusqu’au jour où nous retrouvant tous sur l’autre rive,
nos visages seront transfigurés dans la face de Dieu.
A Dieu, ton visage C’est vers Dieu que désormais il sera tourné
En sa présence il trouve sa définitive beauté !
J’avais devant les yeux les ténèbres.
L’abîme qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile, je m’écriais :
« Mon âme, ô mon âme ! il faudrait, pour traverser ce gouffre,
où nul bord n’apparaît, et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ? Personne ! ô deuil ! effroi ! pleure ! »
Un fantôme blanc se dressa devant moi
et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
c’était un front de vierge avec des mains d’enfants :
il ressemblait au lys que la blancheur défend :
ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière ,
si profond que jamais un écho n’y répond ;
et me dit : « si tu veux je bâtirai le pont ».
Vers ce pâle inconnu je levais ma paupière.
Quel est ton nom ? lui dis-je . Il le dit ; - « la prière ».
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté et la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon coté dit : « il est parti ».
Parti vers où ? Parti de mon regard c’est tout.
Son mât est toujours aussi haut, sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et au moment où quelqu’un auprès de moi dit : « il est parti »,
il y a en d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux,
s’exclament avec joie : le voilà ».
C'est cela la mort.
Il n'y a pas de morts,
il y a des vivants sur les deux rives.
(d'après?) William Blake
Ils sont nombreux les bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux et qui n’ont pas laissé d’image.
Tous ceux qui ont depuis des âges aimé sans cesse et de leur mieux autant leurs frères que Dieu !
Ceux dont on ne dit pas un mot.
Ces bienheureux de l’humble classe, ceux qui n’ont jamais eu l’extase
et n’ont laissé d’autres trace qu’un coin de terre ou un berceau.
Ils sont nombreux ces gens de rien, ces bienheureux du quotidien
qui n’entreront pas dans l’histoire ceux qui ont travaillé sans gloire
et qui se sont usé les mains à pétrir, à gagner le pain.
Ils ont leurs noms sur tant de pierres et quelques fois dans nos prières,
mais ils sont dans le cœur de Dieu ! Et quand l’un deux quitte la terre,
pour gagner la maison du père, une étoile naît dans les cieux.
Il restera de toi ce que tu as donné
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret
Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée
Ce que tu as donné, en d’autres fleurira
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert,
Entre tes bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que tes réveils.
Ce que tu as souffert en d’autres revivra,
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d’autres germera.
Un jour, un homme arriva au paradis Et demanda à Dieu, S’il pouvait revoir toute sa vie.
Aussi bien les joies que les moments difficiles.
Et Dieu le lui accorda.
Il lui fit voir toute sa vie.
Comme si elle se trouvait projetée Le long d’une plage de sable.
Et que lui, l’homme se promenait Le long de la plage.
L’homme vit que, tout au long du chemin,
Il y avait quatre empreintes de pas sur le sable
Les siennes et celles de Dieu.
Mais dans les moments difficiles, il n’y en avait que deux !
Très surpris et même peiné, il dit à Dieu :
« je vois que c’est justement dans les moments difficiles que tu m’as laissé seul !.. »
« Mais non ! lui répondit Dieu.
Dans les moments difficiles, Il y avait les traces de MES PAS A MOI,
Parce qu’ alors, Je te portais dans mes bras.
Elle semblait faible, mais sa faiblesse était sa force.
Car à coté d’elle on pouvait exister.
Ni perfection, ni réussit, ne la définissent
Ni sécurité, ni conviction ne l’enferment.
La femme forte, le roc ?
Plutôt la terre qui nourrit, l’eau qui rafraîchit
Le sel qui donne le goût, le feu chaud et lumineux.
Auprès d’elle on apprenait la vie, la mort,
Une autre dimension de chaque événement, parce qu’elle était là tout simplement,
Et l’amour a fait tâche d’huile, indélébile :
Comme Abraham, elle est partie, semant beaucoup, récoltant peut à nos yeux.
Et sa mort a pris goût de résurrection.
Nous n’avons jamais su ce que tu pensais
Sur plein de choses pourtant essentielles.
Tu ne nous parlais jamais de Dieu,
Mais tu allais à l’église de temps en temps
Pour dire adieu à tes amis quand ils mouraient,
Pour partager la joie de ceux qui se mariaient,
Pou accueillir les enfants de la famille ou des amis,
Quand on les baptisait.
Et pour les retrouver plus tard
Quand ils faisaient leur première communion.
Aujourd’hui nous, tes proches, nous te disons adieu,
Nous espérons que, silencieusement,
Tu as rejoint ceux que tu aimais,
Ceux dont tu as partagé le travail, les soucis,
Ceux que tu as aidés ou qui t’avaient rendu service.
Demain nous aussi nous partirons
Sans avoir terminé notre travail,
Nous laisserons sans doute des choses à faire,
Nous abandonnerons nos travaux entrepris
Que d’autres à notre place poursuivront.
Mais ce jour-là , nous espérons te retrouver,
Et nous viendrons silencieusement nous asseoir auprès de toi
Dans la maison du Père
La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours, au bout du chagrin une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler, faim à satisfaire un cœur généreux.
Une main tendue, une main ouverte Des yeux attentifs
Une vie – la vie à partager.
Paul Eluard
Je dormais Et je rêvais Que la vie n’était que joie.
Je m’éveillais, et je vis Que la vie n’était que service ;
Je servis Et je vis que servir était une joie.
Tagorre
Nous voudrions dire notre espérance,
mais les paroles se serrent dans notre gorge.
Nous voudrions crier, mais aucun cri ne vient.
Nous voudrions aimer, mais seul le poids de notre peine et le bruit de nos larmes
témoignent que nous vivons encore.
Mais où es-tu Seigneur, et qui nous dit qu’avec nous Tu partages ce moment ?
Rien n’est plus possible que l’espoir, que payer le prix de cette espérance.
Je souhaite la paix. Cette paix doit prendre la place de la vie qui m’abandonne
– je ne sais plus qu’espérer d’autre, je ne sais plus rien de l’avenir qui m’attend
ni même s’il est un avenir.
Je désire quelqu’un sans connaître son nom : est-il ce que j’espère ?
Je ne sais, mais que la paix enfin illumine ma solitude.
Je n’ai qu’une certitude :
Ceux que j’ai aimés, ma famille, mes camarades, mes enfants,
Demeurent vivants en moi.
Ils guident encore mes pas.
Leur être fidèles, ce n’est pas s’enfermer dans la douleur.
Il faut continuer de creuser le sillon : droit et profond.
Comme ils l’auraient fait eux-mêmes.
Comme on l’aurait fait avec eux, pour eux.
Etre fidèle à ceux qui sont morts,
C’est vivre comme ils l’auraient vécu, c’est les faire vivre en nous .
C’est transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres.
Ainsi, la vie des disparus germe sans fin.
Je ne sais pas si je dois me dire croyant.
Je ne puis dire : je crois en Dieu.
Je ne puis dire non plus : je crois…
Ce que je sais seulement,
C’est que la mort ne détruit pas l’amour que l’on portait à ceux qui ne sont plus.
Je le sais parce que tous les jours je vis avec les miens..
Ce que je sais aussi, c’est que la vie doit avoir un sens.
Ce que je sais encore, c’est que l’amour est la clé de l’existence.
Ce que je sais encore, c’est que l’amour est la clé de l’existence.
Ce que je sais enfin, c’est que l’amour, le bien, la fidélité, l’espoir
triomphent finalement toujours du mal, de la mort, et de la barbarie.
Tout cela, je le sais, je le crois…
Dieu est-il au creux de ces certitudes ?
Je ne sais pas ; Je cherche .
Martin Gray
Au bout du monde, il n’y a pas de route, mais le terme d’un pèlerinage.
Au bout de l’ascension, il n’y a pas l’ascension, mais le sommet.
Au bout de la nuit, il n’y a pas la nuit, mais l’aurore.
Au bout de l’hiver, il n’y a pas l’hiver, mais le printemps.
Au bout de la mort, il n’y a pas la mort, mais la VIE.
Au bout du désespoir, il n’y a pas le désespoir, mais l’Espérance.
Au bout de l’humanité, il n’y a pas l’homme, mais l’Homme-Dieu.
Au bout du Carême, il n’y a pas le désert, mais la RESURRECTION.
Joseph FOLLIET
Sur le chemin de ce qu’on appelle la vie,
Se croisent et s’épousent à longueur de temps
Mort et vie, deuil et naissance
Trou noir et renaissance
Pleurs et rires, angoisse et paix
Vertige et assurance, fragilité et force,
Indifférence et tendresse,
Incertitude et convictions, tous les « à quoi bon ? » et tous les « pourquoi pas ? »…
Ainsi va la vie aux cent couleurs de nuit et de soleil.
Dieu pèlerin embusqué
Dans notre aventure humaine
Tu es de tous les voyages
Tu es sur nos grand-routes et nos chemins de traverse.
Sur nos terres ensoleillées
Et dans nos bas-fonds obscures
Présent à toutes nos aurores et tous nos crépuscules
Reste avec nous quand il fait jour et quand il fait nuit.
Qui pourra me dire la vie après la mort ?
Qui saura trouver les mots de l’au-delà ?
Qui pourra donner une réponse à ma question ?
La mort
Face à cette inconnue
J’imagine, je rêve
Je projette mes désirs les plus secrets
Et j’ai peur.
J’aimerais avoir la certitude que tout ce que j’ai vécu
Mes amours, mon travail, ma vie,
Ne seront jamais anéantis, effacés à tout jamais
Car la mort ce sont des pleurs, un mur, une fin.
Jésus Christ, tu as vécu ce chemin d’homme
Tu as partagé le poids de la souffrance et du deuil
Mais sur ta route
Tu s semé les germes de l’espérance
Ta vie, Ta mort, Ta résurrection me l’ont appris :
La mort est un passage, la mort est une naissance.
Je désirerais et cela très ardemment
que mon départ ne soit pas pour ceux que j’aime une désespérance.
Je voudrais que ma famille, mes amis, aujourd’hui rassemblés,
pensent à moi comme à quelqu’un qui les a beaucoup et tendrement aimés,
et qui les aime encore.
Je suis tout simplement partie un peu avant eux pour le pays de vie,
de lumière, de paix et d’amour ,où je les attends.
Que leur vie terrestre continue tranquillement, paisiblement,
jusqu’au jour où, pour eux aussi, la porte s’ouvrira.
Je voudrais qu’ils acceptent ma mort, comme une chose très simple, très naturelle ».
Il était une fois une île où tous les différents sentiments vivaient.
Le bonheur, la tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l’Amour y compris.
Un jour on annonçât aux sentiments que l’Ile allait couler.
Ils préparèrent donc tous les bateaux et partirent. Seul d’amour resta.
L’Amour voilait rester jusqu’au dernier moment.
Quand l‘Ile fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.
La Richesse passait à coté de l’Amour dans un luxueux bateau.
L’Amour lui dit : « Richesse, peux-tu m’emmener ? »
« Non, car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi.
L’Amour décida de demander à l’Orgueil
Qui passait aussi dans un magnifique vaisseau.
« Orgueil, aide-moi, je t’en prie ! »
« Je ne peux pas t’aider Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau »
La Tristesse étant à coté, l’Amour lui demanda :
« Tristesse, laisse-moi venir avec toi".
« Oh… Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seul ! »
Le Bonheur passa aussi à coté de l’Amour,
mais il était si heureux qu’il n’entendît même pas l’Amour appeler !
Soudain, une voix dit. : « Viens Amour, je te prends avec moi"
C’était un vieillard qui avait parlé.
L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard.
Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.
L’Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir « Qui m’a aidé ? »
C’était le Temps » répondit le Savoir..
« Le Temps ? » s’interrogea l’Amour.
« Mais pourquoi le Temps m’a t’il aidé ? »
le Savoir sourit plein de sagesse et répondit :
C’est parce que Seul le temps est capable de comprendre combien
l’Amour est important dans la Vie. »
La vie n’a pas d’âge
La vraie jeunesse ne s’use pas.
On a beau l’appeler souvenir,
On a beau dire qu’elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,
Tout ce qui est vrai reste là.
Quand la vérité est laide,
C’est une bien fâcheuse histoire.
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur cœur bat là où il n’y a pas d’autrefois.
Jacques Prévert
C’est la petite lumière qui brille au fond de ton cœur
et que nul au monde ne saurait éteindre.
Si ton cœur est brisé, malheureux, éperdu,
si ta vie est triste, monotone, sans saveur, si l’angoisse parfois et souvent te saisit,
La petite espérance est là au fond de ton cœur, qui va te permettre de remonter la pente.
Elle est le doux printemps qui surgit après l’hiver,
elle est ta bonne étoile qui scintille dans le ciel
Elle est le souffle du vent qui chasse les nuages…
Si tu te crois sans force, sans idée, sans espoir, tout au fond d’une impasse, dans le noir d’un tunnel
Si tu n’as plus le goût à rien, ni même celui de vivre…
La petite espérance est encore là, au fond de ton cœur,
qui te donne du courage quand tout semble fini. Elle est la goutte d’eau pure qui jaillit de la source,
le jeune bourgeon qui permet à l’arbre de reverdir, la clarté du jour, là-bas, au bout de la nuit.
Merci d’être toujours là, ma petite espérance, tout au fond de mon cœur
Ma merveilleuse lampe magique où je puise tous mes rêves toi qui ne connais pas le mot fin.
Ce que je sais, c'est que la mort ne détruit pas
l'amour que l'on portait à ceux qui ne sont plus...
Je le sais parce que, tous les jours, je vis avec les miens...
Ce que je sais aussi, c'est que la vie doit avoir un sens.
Ce que je sais encore, c'est que l'amour, le bien, la fidélité et l'espoir
triomphent finalement toujours du mal, de la mort et de la barbarie.
Tout cela, je le sais, je le crois...
Martin Gray
J'ai cueilli ce brin de bruyère.
L'automne est morte, souviens-t'en.
Nous ne verrons plus sur terre
Odeur du temps, brin de bruyère,
Et souviens-toi que je t'attends.
Guillaume Apolinaire
Je ne pourrais jamais oublier une bribe de chanson
que j'entendis une fois au point du jour:
"Batelier, conduis-moi jusqu'à l'autre rive!"
Dans toute l'agitation de notre travail retentit cet appel:
"Conduis-moi jusqu'à l'autre rive!"
Dans l'Inde, le charretier qui conduit sa voiture chante:
"Conduis-moi jusqu'à l'autre rive!"
Le petit colporteur qui vend de l'épicerie à ses clients chante:
"Conduis-moi jusqu'à l'autre rive!"
Mais où est l'autre rive?
Est-ce autre chose que ce que nous avons?
Non, c'est au cœur même de notre activité que nous cherchons notre but.
Nous appelons pour qu'on nous fasse traverser,
/ là même où nous sommes...
Où pourrais-je te trouver sinon dans ma maison devenue Tienne?
Où pourrais-je me joindre à Toi, sinon dans mon travail transformé en Ton travail?
Si je quitte ma maison, je n'atteindrai pas Ta maison;
si je cesse mon travail, je ne pourrais jamais Te rejoindre en Ton travail,
car Tu habites en moi, et moi en Toi.
Rabinddranath Tagore (extrait de Sadhana)
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Date de dernière mise à jour : Vendredi 06 Janvier 2012